L'Etat britannique a cédé 5,6 milliards d'actions de Lloyds

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LONDRES CEDE UNE TRANCHE DE 7,8% DE LA BANQUE LLOYDS
LONDRES CEDE UNE TRANCHE DE 7,8% DE LA BANQUE LLOYDS

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a cédé une tranche supplémentaire de 7,8% de la banque Lloyds pour quelque 4,2 milliards de livres (5,0 milliards d'euros), ramenant ainsi à moins de 25% sa participation dans la banque partiellement nationalisée avec en vue un désengagement complet dans l'année qui vient.

L'agence UK Financial Investments, qui gère les participations de l'Etat dans Lloyds et Royal Bank of Scotland, a précisé mardi soir avoir vendu 5,6 milliards d'actions au prix unitaire de 75,5 pence, soit une décote de 4,6% par rapport au cours de clôture (79,11 pence).

A la Bourse de Londres, le titre perdait 4,9% à 75,24 pence dans les premiers échanges mercredi.

Une source a indiqué que le placement avait été souscrit 1,7 fois. La moitié est allée à des investisseurs britanniques, 30% à des investisseurs américains, 10% à des investisseurs asiatiques et 10% à des Européens.

Avec cette opération, la participation de l'Etat passe de 32,7% à 24,9% et le prix de la cession est légèrement supérieur aux 73,6 pence qu'avaient payés les pouvoirs publics lorsqu'ils ont renfloué la banque pendant la crise financière.

En tout, Lloyds et RBS avaient reçu pour 66 milliards de livres d'argent public pendant la crise financière.

Le ministère des Finances, George Osborne, a parlé d'une "bonne opération pour le contribuable", en notant que le produit de la vente servirait à réduire la dette du pays.

"C'est une étape de plus pour redresser les banques, réduire l'endettement et récupérer l'argent des contribuables", a-t-il dit dans un communiqué publié mercredi.

En septembre, le gouvernement avait vendu une première tranche de 6% du capital au prix de 75 pence par action.

Selon des banquiers et analystes, l'UKFI pourrait bien se désengager totalement de Lloyds avant les prochaines élections législatives prévues en 2015.

"Un autre placement mi-2014 ou fin 2014 à destination des investisseurs institutionnels paraît vraisemblable. On peut aussi s'attendre à une offre en direction des particuliers à un moment ou un autre avant les élections de mai 2015", estime Andrew Coombs, analyste de Citi.

(Steve Slater, Véronique Tison pour le service français)

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