L'État actionnaire a toujours ménagé Carlos Ghosn

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Le gouvernement avait toutes les raisons ne pas vouloir fragiliser le constructeur et a pris bien soin depuis le début de l'affaire de ne pas s'attaquer frontalement à son patron.

Respecter les règles de bonne gouvernance chez Renault tout en répondant aux interrogations des Français sur son rôle dans l'entreprise, et ce sans la déstabiliser. C'est l'exercice d'équilibriste, politiquement périlleux et embarrassant, que l'État joue depuis l'éclatement de l'affaire. Celui-ci a beau être le premier actionnaire de Renault, il n'est pas seul maître à bord. S'il détient 15 % du constructeur, l'État n'a que deux représentants sur dix-neuf au conseil d'administration : Luc Rousseau, directeur de la Direction générale de la compétitivité et de l'industrie à Bercy, et Alexis Kohler, de l'Agence des participations de l'État. Il ne peut donc pas, en principe, imposer ses points de vue.

Ce qu'il peut faire en revanche, c'est mettre la pression. À la fois médiatiquement et politiquement. Lorsqu'il le juge nécessaire, il ne s'en prive pas : qui ne se souvient des déclarations au vitriol du chef de l'État, faisant fi de toutes les règles de gouvern

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