L'Est de la Libye entre euphorie et inquiétude

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REPORTAGE - Dans les villes proches de la frontière égyptienne, les Libyens célèbrent leur fragile victoire et jurent de se venger du raïs détesté.

Envoyé spécial à Tobrouk

Le drapeau aux trois couleurs de la Libye royale flotte sur le poste frontière. On les agite, on les secoue au nez de chaque nouvel arrivant. Sur un mur décrépi, un portrait de Mouammar Kadhafi, le dictateur pour l'heure déchu dans l'est de la Libye, a été collé à la hâte. Des miliciens lui ont scotché une paire de menottes aux poignets. «Kadhafi not good, Kadhafi prison», hurle un soldat juché sur un Land Cruiser flambant neuf. Un de ses camarades brandit une corde avec un nœud coulant. Le message ne saurait être plus clair.

Salloum, la ville frontière entre l'Égypte et le Libye, semble prise d'une fièvre frénétique. Six jours après le début du soulèvement contre le régime du Guide de la révolution, elle n'est toujours pas retombée. Les voitures passent dans un concert de Klaxons, le V de la victoire aux doigts de tous les passagers. On échange avec le premier venu de longues accolades, comme pour s'assurer une fois de plus que

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