L'essence plus chère à la veille des départs en vacances

le
0

Le sans plomb 95 est au plus haut depuis septembre 2013. Seule maigre consolation pour les automobilistes roulant au gazole, dont le prix est le même qu'en juin dernier.

La fin de cette semaine signera le début des départs pour les grandes vacances... Mais, mauvaise nouvelle pour ceux qui voyageront en voiture, le prix des différents carburants sont majoritairement à la hausse. Conséquence directe: la route des vacances va coûter plus cher! Selon les chiffres publiés par le site spécialisé Carbeo.com, cette hausse globale est significative: 1,601 euro le litre de sans plomb 98, soit une hausse de 1,0 euro par centilitre (cl) ou +0,6 % en un an, et 2,6 euros/cl (+1,7%) depuis le mois dernier. Pour le sans plomb 95, le prix moyen est de 1,553 euros/litre, au plus haut depuis septembre 2013. Même chose pour le Sans-Plomb 95-E10.

Sur les quinze derniers jours, le prix des carburants ont augmenté en moyenne de 3,5 centimes par litre. En ce qui concerne le gazole, la hausse a été de 3,7 centimes. Le prix moyen constaté du gazole est ainsi passé de 1,301 à 1,338 ¤/litre ce matin. C'est le Sans-Plomb 95-E10 qui a le plus augmenté: +4,1 centimes. Son prix moyen est passé de 1,509 euro à 1,55 euros le litre. Pour les automobilistes roulant au gazole, toutefois, les prix sont les mêmes qu'au mois de juin 2013.

Pourquoi une telle hausse des prix du carburant à la pompe? En partie à cause des tensions au Moyen-orient. «La hausse actuelle des prix du pétrole* reflète les inquiétudes du marché concernant la production et l'approvisionnement en provenance de l'Irak. Pour l'instant, la majeure partie des zones pétrolifères du pays, situées dans le sud, sont encore aux mains du gouvernement central mais l'avancée rapide des islamistes fait craindre que 11% des réserves prouvées de pétrole au niveau mondial tombent bientôt dans leurs mains», explique Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

De fait, le marché a donc déjà en partie intégré ce scénario catastrophe qui se répercute sur les prix à la pompe. Mais la sonnette d'alarme n'est pas encore tirée. «Il n'y a pas de flambée des prix, comme on a pu le voir par exemple à l'occasion du printemps arabe car des substituts se mettent en place avec l'Arabie Saoudite et la région autonome du Kurdistan afin de palier une diminution de la production irakienne», analyse Christopher Dembik, avant de conclure: «En revanche, à moyen terme, il n'est pas exclu qu'on assiste à une hausse plus soutenue des prix si la production irakienne chute au niveau de la deuxième guerre d'Irak.»

* Sur les quinze derniers jours, le prix du pétrole brut WTI est passé de 102 dollars le baril à 107,24 dollars le baril ce matin.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant