L'espérance de vie continue à progresser à l'échelle mondiale

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HAUSSE DE L'ESPÉRANCE DE VIE À L'ÉCHELLE MONDIALE
HAUSSE DE L'ESPÉRANCE DE VIE À L'ÉCHELLE MONDIALE

GENEVE (Reuters) - L'espérance de vie moyenne à l'échelle mondiale est désormais de 73 ans pour une fillette née en 2012 et de 68 ans pour un garçon, selon le rapport statistique annuel de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié jeudi.

De gros progrès ont été accomplis dans la lutte contre les maladies infectieuses et la mortalité infantile, mais d'autres facteurs liés notamment au mode de vie réduisent la longévité, soulignent les auteurs.

Avec 87 ans d'espérance de vie à la naissance, les petites japonaises sont les mieux loties au monde. Pour les garçons, c'est en Islande, où elle atteint 81,2 ans. Japon, Suisse, Singapour, Italie et Luxembourg figurent parmi les dix premiers du classement pour les deux sexes. La France se situe au 6e rang pour les femmes, dont l'espérance de vie est de 84,9 ans.

"Des progrès importants ont été réalisés ces dernières décennies en terme d'espérance de vie et ils se poursuivent", s'est félicité Ties Boerma, statisticien en chef de l'OMS, soulignant toutefois que les bouleversement du mode de vie, à l'origine de maladies cardiovasculaires par exemple, entraînent parfois des reculs.

"Nous assistons à une transition sanitaire due aux succès contre les maladies infectieuses qui font que davantage de gens meurent de maladies non contagieuses, y compris en bas âges", a-t-il ajouté.

ANNÉES PERDUES

La progression de l'espérance de vie ne montre cependant aucun signe de ralentissement, y compris dans les pays les plus industrialisés, où elle est la plus élevée.

"Si l'espérance de vie humaine était limitée à l'échelle mondiale aux alentours de 90 ans, nous pourrions nous attendre à un ralentissement à l'approche de cette limite. Or, ce n'est pas le cas", souligne Colin Mathers, coordinateur des statistiques sur la mortalité à l'OMS.

C'est dans l'Afrique sub-saharienne, où neuf pays sont sous les 55 ans pour les deux sexes, que l'espérance de vie est la plus faible.

Pour la première fois dans le cadre de ce rapport, l'OMS évalue les "années de vie perdues", donnée qui tient compte de l'âge auquel surviennent les décès et de leur nombre, pour discerner les causes de la mortalité.

Les années de vie perdues à cause de la diarrhée et des infections respiratoires, les deux premières causes de décès prématurés en 2000, ont respectivement reculé de 40 et de 30%, entre cette année-là et 2012. Ce sont les maladies cardiovasculaires qui occupent désormais la première place.

Depuis 1990, l'espérance de vie a augmenté à peu près partout et, dans tous les cas ou presque, elle était plus élevée en 2012 qu'en 2011, sauf au Botswana, en Côte d'Ivoire, en Syrie et au Pakistan, notamment.

(Tom Miles, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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