L'Espagne risque la grève des ordures

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Les entreprises en charge de l'entretien envisagent d'assigner plus de 6000 communes pour défaut de paiement.

Les 200.000 habitants de Jérez de la Frontera, la ville andalouse qui a inventé le vin de Xérès - ou Sherry - sont prévenus: si la mairie n'honore pas ses dettes d'ici le 23 janvier 2011, les détritus s'entasseront dans les rues. La municipalité doit 30 millions d'euros à Urbaser, une filiale d'ACS, l'un des géants du BTP espagnol, prête à employer la manière forte pour être payée.

Jérez n'est pas un cas isolé en Espagne. Les maires espagnols sont traditionnellement mauvais payeurs. Mais, avec la crise, les impayés ont explosé. Les recettes municipales ont diminué et les banques ont fermé les vannes. Résultat: les communes affichent plus de 3,2 milliards d'euros d'impayés.

À elle seule, Madrid doit 500 millions aux géants de la propreté. Sans compter les 65 millions dont 7 millions d'intérêts qu'exigent les prestataires de l'entretien des parcs et jardins municipaux. Près d'Almería, les 33 balayeurs et jardiniers de la petite ville d'Albox ne seront pas p

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