L'Espagne replonge dans le flou après les législatives

le , mis à jour à 07:50
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L'Espagne replonge dans le flou après les législatives
L'Espagne replonge dans le flou après les législatives

On prend les mêmes et on recommence : les résultats des élections législatives en Espagne sont presque identiques à ceux du 20 décembre dernier. Contrairement à ce qui était attendu, Podemos (gauche radicale) n'a pas réussi à devancer le Parti socialiste, qui conserve donc sa deuxième place, derrière le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy qui était en tête hier soir : après dépouillement de 95 % des bulletins, le PP remportait 137 députés, contre 123 en décembre (mais loin de la majorité absolue de 176 sur 350). Comme la fois précédente, les électeurs sont donc allés se coucher sans connaître le nom de leur Premier ministre, ni la couleur de leur exécutif : sept mois après les dernières législatives, qui avaient accouché d'une impasse politique obligeant à un nouveau vote, la fragmentation du Parlement rend l'Espagne encore une fois ingouvernable.

 

Le pays a vécu plusieurs coups de théâtre dimanche soir : à 20 heures, Podemos était donné devant le Parti socialiste dans les sondages réalisés à la sortie des urnes. La joie des militants est vite retombée. « Ce que nous avons fait durant ces deux années est historique, mais nous nous attendions à quelque chose de différent ce soir. (...) Nous allons continuer à travailler pour devenir la première force politique dans ce pays », a réagi hier en fin de soirée Pablo Iglesias, le leader de Podemos, déçu. La coalition Unidos Podemos obtient 71 sièges.

 

Le Parti socialiste (crédité de 85 sièges, contre 90 en décembre) a sauvé sa peau grâce à la mobilisation de ses électeurs dans ses fiefs en Andalousie. Mais ailleurs, l'heure n'était pas à l'enthousiasme. L'électorat, exaspéré par sa classe politique, s'est moins déplacé (67 % de participation) qu'en décembre.

 

Au regard des résultats, ces élections n'ont sans doute servi à rien : sur les plateaux télé espagnols, les commentateurs n'hésitaient pas à évoquer hier soir ...

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