L'Espagne paye des années de gabegie publique 

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Après les projets pharaoniques, c'est désormais l'heure des comptes.

À Madrid

D'un côté, des professeurs en grève. Exaspérés par les coupes budgétaires, ils manifestent contre le gouvernement régional de Madrid, que préside la très conservatrice Esperanza Aguirre (Parti populaire, PP). De l'autre, une dette publique dont le coût s'envole. Le Trésor public a dû payer jeudi un taux d'intérêt de 6,98% pour placer ses obligations à 10 ans.

En deux images, la journée de jeudi condense parfaitement le défi qui attend le prochain gouvernement espagnol: concilier la tenue des comptes publics et le maintien de la paix sociale. Pour entrer dans les clous fixés par Bruxelles - déficit de 4,4% du PIB en 2012 -, il faut économiser quelque 17 milliards d'euros.

La tâche est d'autant plus ardue que les Espagnols ont été habitués à la largesse de leurs représentants. Une histoire, par exemple, court les ministères et les chancelleries. En 2009, les autorités espagnoles ont présenté l'AVE, le TGV national, à Barack Obama, de passage

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