L'Espagne n'en a pas fini avec le franquisme

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Soixante-quinze ans après le soulèvement militaire contre le gouvernement de la seconde République, les Espagnols continuent d'entretenir un rapport complexe à l'histoire.

«Paz, piedad y perdón.» Trois mots apparemment consensuels, empruntés à Manuel Azana, président de la République pendant la guerre d'Espagne (1936-1939). Mais en réclamant la paix, la pitié et le pardon, le président de la Chambre basse, José Bono, a provoqué mardi dernier la colère de la gauche espagnole. En ce 75e anniversaire du soulèvement militaire contre le gouvernement républicain, le leader socialiste a évité de condamner le coup d'État qui, en 1936, plongeait l'Espagne dans la guerre civile.

L'épisode parlementaire n'en est qu'un énième exemple: le retour des Espagnols sur la guerre civile et le franquisme (1939-1975) s'effectue dans la douleur. Depuis une dizaine d'années, les républicains, leurs enfants ou leurs petits-enfants, se mobilisent. Les associations se multiplient, elles cherchent à retrouver les ossements de leurs parents.

Les surprises d'un dictionnaire

En 2007, le Parlement approuvait la loi sur la mémoire historique, qui réhabilite sym

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