L'Espagne entre sales draps et sérénité

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L'Espagne entre sales draps et sérénité
L'Espagne entre sales draps et sérénité

Battue par la Croatie, l'Espagne, finalement deuxième de son groupe, affrontera l'Italie en huitièmes. Si elle s'est compliquée la tâche seule, la Roja n'a pas dit son dernier mot. Au contraire.

Après ses premières victoires, la Roja abordait son match contre la Croatie avec un maillot couleur vomi et beaucoup de certitudes. Emmenés par un Iniesta au sommet de son art, et forts d'un début de compétition qui a rappelé à tous le statut qui est le leur, les Espagnols étaient persuadés que la Croatie, privée de Modrić et Mandžukić, ne serait qu'une simple formalité. Pour finir premier du groupe et ainsi s'éviter la partie de tableau la plus difficile, Del Bosque, prudent, avait même pris soin d'aligner toutes ses forces vives. En marquant rapidement, les potes de Casillas pensaient avoir fait le plus dur : le but de Morata n'était en fait que le début d'une amère désillusion. En se contentant de faire tourner la balle et le chronomètre, sans prendre le soin de faire le break, les tenants du titre, sans nerf, sans envie, et au petit trot, ont longtemps cru gérer les débats sans se fouler. Au final et à l'instar d'un Iniesta transparent ou de Ramos, auteur du penalty arrêté par Subašić, elle à fini par déjouer. Résultat : eux qui se projetaient déjà vers un huitième de finale accessible, se retrouvent aujourd'hui dans une partie de tableau aussi bouchée que l'autoroute du soleil un 15 août.

Les poules comme sas de décompression


En 2012, les Ibères s'étaient déjà faits des frayeurs lors de leur troisième match de poule contre la Croatie. À l'époque, la Roja avait abordé le match exactement comme elle l'a fait ce mardi. À la cool. Sans un arrêt miracle d'Iker Casillas sur une tête plongeante de Rakitić, le destin des futurs champions d'Europe aurait sans doute été très différent. Hier, la Croatie, éliminée dès les phases de poules en 2012, à rendu la monnaie de sa pièce à des adversaires trop sur d'eux. Depuis qu'elle a commencé à gagner des titres en 2008, l'Espagne s'est non seulement illustrée pour sa philosophie de jeu, mais aussi pour son approche très mathématique des grandes compétitions. Elle a en effet pris la sale habitude de se brider lors des phases de poules pour ne donner son maximum que lors des matchs à éliminations directes. Soucieux de préserver les organismes de joueurs qui pour la plupart…



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