L'Espagne au petit trot

le
0
L'Espagne au petit trot
L'Espagne au petit trot

Championne du monde en titre, l'Espagne se prépare à assumer son rôle de grande favorite. Si la Roja fait un peu moins peur depuis sa lourde défaite en finale de la Coupe des Confédérations face au Brésil (3-0) il y a un an, elle n'en reste pas moins une équipe d'exception. Une formation qui s'appuie sur un noyau dur des conquêtes passées (Euro 2008 et 2012, Mondial 2010) et qui est menée par le très conservateur Vicente del Bosque. Après les déceptions liées aux forfaits de Victor Valdès et de Thiago Alcantara, la sélection espagnole a attaqué sa préparation au petit trot en dominant la Bolivie (2-0), vendredi soir à Séville. Fernando Torres, buteur, en a profité pour faire taire les critiques nées de sa sélection malgré une saison encore décevante avec Chelsea. Préféré à Fernando Llorente ou Alvaro Negredo, « El Niño » devra tout de même faire avec la concurrence d'un nouveau venu : Diego Costa. Le natif du Brésil attend ce Mondial avec beaucoup d'impatience et doit ronger son frein en raison de blessures à répétition contractées en fin de saison avec l'Atlético Madrid. En pleine possession de ses moyens, l'attaquant des Colchoneros sera titulaire. Ses 36 buts inscrits cette saison plaident en sa faveur.

Diego Costa, l'alternative offensive

Finalement, le groupe de 23 reprend dans les grandes lignes l'ossature de l'équipe qui a triomphé dans toutes les compétitions (si l'on excepte la dernière Coupe des Confédérations) depuis six ans. Une seule audace donc, voire une prise de risques pour certains : le choix de prendre un Diego Costa qui a enchaîné les blessures et ne semble pas au sommet de sa forme. Mais son style - puissance, athlétisme, physique - dénote tellement de la tradition espagnole à ce poste si spécifique qu'il apparaissait intéressant de le prendre. Une option offensive de plus pour l'Espagne qui nous a habitués à jouer sans vrai numéro 9 ces dernières saisons. Mais tout le monde le sait, l'équilibre de l'Espagne passe par son milieu de terrain. Encore une fois, c'est du côté du FC Barcelone que Del Bosque a regardé. Car si l'âge d'or du football espagnol perdure, c'est bien grâce à cette spécificité de jeu catalan. Des milieux au petit gabarit qui redouble les passes et des latéraux qui jouent extrêmement hauts.

Une génération vieillissante mais gagnante

Certains taxent la Roja d'un jeu ennuyeux, d'autres le cataloguent comme merveilleux. Une chose reste certaine : l'Espagne est vieillissante. Xavi a 34 ans, Andrés Iniesta 30, Xabi Alonso 32? Mais le football ibérique est loin d'être en crise, comme en atteste la dernière finale 100% espagnole de la Ligue des Champions entre le Real Madrid et l'Atlético Madrid. Des clubs qui ont fait grandir la jeune génération représentée par Javi Martinez (25 ans, Bayern Munich) ou encore Koke (22 ans, Atlético Madrid). Ces mêmes novices qui pourraient alors avoir leur mot à dire au Brésil. On pourrait d'ailleurs les voir à l'?uvre le 7 juin à Washington contre le Salvador. Une dernière revue d'effectif avant un premier rendez-vous déjà capital le 13 juin face aux Pays-Bas dans le premier match du groupe B. Un match qui devrait déjà en dire plus sur la réelle capacité de cette exceptionnelle génération à entrer un peu plus dans la légende.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant