L'Espagne accentue les pressions déflationnistes en Europe

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(Actualisé avec précisions sur l'inflation, commentaire d'analyste) MADRID, 27 novembre (Reuters) - Les prix à la consommation en Espagne ont baissé en novembre pour le cinquième mois d'affilée, accentuant les pressions sur une inflation qui reste résolument faible dans la zone euro. L'espoir grandit de voir la Banque centrale européenne prendre rapidement de nouvelles mesures, plus radicales, pour faire face à la menace de déflation et soutenir la croissance dans la zone euro, y compris via un plan de rachats de dette souveraine qui pourrait être lancé début 2015. ID:nL6N0TH125 En Espagne, les prix de détail ont baissé de 0,4% en variation annuelle en novembre, leur plus fort recul depuis le mois d'août, a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique. Harmonisés aux normes européennes, les prix ont diminué de 0,5% annuel, en première estimation, après -0,2% le mois précédent et un consensus donnant -0,3%. La baisse des prix du pétrole explique pour une large part cette tendance, même si l'inflation de base, qui exclut les éléments volatils comme l'énergie et l'alimentation, s'était également contractée en octobre pour le deuxième mois d'affilée. Les dirigeants espagnols, ainsi que les analystes, ont largement minimisé les dangers de la déflation, qui ne semble pour le moment affecter ni la consommation, ni la croissance. L'économie espagnole a connu une croissance de 0,5% au troisième trimestre, selon les chiffres publiés jeudi, conforme aux premières estimations. Le rythme de croissance du deuxième trimestre a été révisé en baisse, à 0,5% également. Sur une base annuelle, le PIB a crû de 1,6%, ce qui est conforme au consensus, après 1,3% au deuxième trimestre. L'institut avait précédemment fait état d'une croissance trimestrielle de 0,6% et annuelle de 1,2% au deuxième trimestre. Toutefois, le pays pourrait finir par ressentir l'impact du ralentissement plus global en zone euro et certains économistes pensent que la reprise en Espagne s'essouffle. "Au quatrième trimestre, nous prévoyons un petit ralentissement d'un ou deux dixièmes de point, à 0,3% ou 0,4%", dit Jose Luis Martinez, analyste chez Citi. (Sarah White, Wilfrid Exbrayat et Juliette Rouillon pour le service français)

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