L'escroc présumé de l'affaire Renault remis en liberté

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PARIS (Reuters) - Dominique Gevrey, l'homme suspecté d'une escroquerie au renseignement qui a conduit Renault à accuser à tort la Chine et trois de ses cadres d'espionnage, a été remis en liberté le 10 novembre après huit mois de détention, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Il reste mis en examen, a interdiction de quitter le territoire français, de rencontrer les autres protagonistes de l'affaire et devra payer une caution de 60.000 euros.

Employé de sécurité de Renault, Dominique Gevrey, mis en examen pour escroquerie en bande organisée, est soupçonné d'avoir produit de fausses informations à sa direction sur de prétendus faits de corruption et d'espionnage visant trois cadres, obtenant ainsi au moins 310.000 euros en rémunération.

Il nie les faits et assure avoir rémunéré un informateur dont il a livré le nom à un juge. Les vérifications n'ont rien donné à ce jour.

Renault a du indemniser les trois cadres licenciés du fait de ces fausses accusations d'espionnage. L'enquête se poursuit pour éclaircir l'affaire et une perquisition a été conduite dernièrement à Renault par la juge d'instruction.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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