L'équipe Trump achève le réexamen de la politique cubaine des USA

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    par Matt Spetalnick 
    WASHINGTON, 30 mai (Reuters) - L'administration Trump aura 
bientôt achevé son examen de la politique cubaine engagée par 
Barack Obama et une annonce pourrait intervenir le mois 
prochain, a-t-on appris auprès de responsables politiques 
américains actuels et passés. 
    Dans un tweet publié peu après son élection, le 8 novembre, 
Donald Trump a menacé de "résilier", à moins d'importantes 
concessions de La Havane, la politique d'ouverture et de 
normalisation impulsée par son prédécesseur démocrate et le 
président cubain Raul Castro depuis décembre 2014. 
    Quelques mois plus tôt, en campagne électorale à Miami, 
coeur de la communauté cubaine en exil, il avait prévenu que le 
futur président pourrait "revenir en arrière". "Et c'est ce que 
je ferai si le régime Castro ne respecte pas nos exigences", 
avait-il ajouté. 
    Selon ces sources, les conseillers de Trump préconiseraient 
de durcir certains règles concernant le commerce et les voyages, 
qu'Obama a assouplies. Mais il ne serait pas question, ajoutent 
ces sources, de revenir sur le rétablissement des relations 
diplomatiques restaurées en juillet 2015 après un demi-siècle 
d'hostilité. 
    Initialement, la nouvelle équipe présidentielle espérait 
boucler ce réexamen complet de sorte qu'une annonce puisse 
intervenir le 20 mai, soit au 115e anniversaire de 
l'indépendance cubaine. 
    Mais cette date coïncidait avec la première tournée 
diplomatique de Trump, qui l'a conduit au Moyen-Orient et en 
Europe, et le calendrier était de toute façon trop serré. 
    Coordonné par le Conseil à la sécurité nationale de la 
Maison blanche, le travail sur la politique cubaine va 
s'accélérer à présent que le président est rentré de son long 
déplacement à l'étranger, a dit un responsable de 
l'administration s'exprimant sous couvert d'anonymat. 
    Officiellement, la Maison blanche n'a pas fait de 
commentaire. 
    En février, le porte-parole de la présidence, Sean Spicer, 
avait confirmé cette révision de la politique cubaine de 
Washington, la justifiant par la question des droits de l'homme. 
    C'est par décrets présidentiels qu'Obama a mis en oeuvre les 
décisions concrètes découlant de la normalisation, contournant 
ainsi le Congrès. Trump pourrait les défaire en agissant de 
même. 
    Mais dans l'entourage de l'ex-homme d'affaires new-yorkais, 
on s'interroge sur l'opportunité de revenir sur les possibilités 
d'investissements ainsi créées dans l'aviation et les 
télécommunications, parmi d'autres secteurs concernés. 
    Selon le quotidien The Daily Caller, Trump pourrait 
détailler ses décisions en juin lors d'un discours qu'il 
prononcera à Miami. 
 
 (Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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