L'EPR de Flamanville franchit une étape cruciale

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Le réacteur EPR de Flamanville (Manche), le 16 novembre 2016.
Le réacteur EPR de Flamanville (Manche), le 16 novembre 2016.

Malgré des défauts dans son acier, la cuve du réacteur ne présenterait aucun risque et doit recevoir, fin juin, le feu vert de l'Autorité de sûreté nucléaire.

Les dirigeants d'EDF et d'Areva en sont désormais sûrs : fin juin, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendra un premier avis sur la cuve du réacteur EPR de Flamanville (Manche) et la jugera - sous conditions - bonne pour le service, levant une lourde hypothèque pesant sur toute la filière française.

En avril 2015, le « gendarme » du nucléaire avait révélé que le couvercle et le fond de cet équipement sorti de l'usine Areva de Creusot Forge, en Saône-et-Loire, en 2006-2007 présentaient de trop fortes concentrations en carbone, susceptibles de réduire sa capacité à supporter les pressions et les chocs thermiques. Une situation inacceptable pour le c½ur du réacteur où se produit la fission nucléaire.

Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, avait qualifié cette anomalie de « sérieuse, voire très sérieuse » et demandé au fabricant et au futur exploitant de la centrale des tests en tout genre pour s'assurer de sa résistance.

Le PDG d'EDF « plus confiant que jamais » « Nous sommes plus confiants que jamais pour obtenir l'approbation de la cuve et des éléments du circuit primaire de Flamanville 3 », assurait le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, le 6 juin, dans un entretien aux Echos. « Les éléments apportés par Areva sont globalement rassurants, confirme une source proche du dossier. Plus de 1 700 essais ont été réalisés sur trois calottes sacrificielles similaires à celles de l'EPR. Les résultats montrent que le fond comme le couvercle de la cuve sont aptes au service. »

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