L'épineux dossier des Tunisiens réfugiés à Belleville

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Plus de 300 migrants de la révolution tunisienne se concentrent autour du parc parisien de Belleville. Inexpulsables de fait, ils viennent de faire l'objet d'une opération de police.

Huit des douze migrants du Maghreb mis en garde à vue jeudi à Paris après une opération d'«éviction» du quartier de Belleville ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF). Depuis la chute du régime Ben Ali, les Tunisiens ont pris l'habitude de se retrouver au même endroit. Tous les jours, entre 10 heures et 23 heures environ, dans le secteur du parc de Belleville (XXe), c'est le même rituel: rassemblés par petits groupes, ils déambulent dans le quartier, tour à tour rieurs, méfiants, parfois nerveux, visiblement désœuvrés. Naufragés des révolutions arabes, ces jeunes hommes sont arrivés à Paris à la suite d'un long périple qui les a vus passer par l'île italienne de Lampedusa. La police évalue encore leur nombre à plus de 300. Plutôt bien encadrés au départ par des associations caritatives, ils semblent aujourd'hui livrés à eux-mêmes.

Faits de délinquance 

Les arrestations de la police se succèdent au

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