L'épave du Costa Concordia à l'approche du port de Gênes

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L'ÉPAVE DU COSTA CONCORDIA À L'APPROCHE DU PORT DE GÊNES
L'ÉPAVE DU COSTA CONCORDIA À L'APPROCHE DU PORT DE GÊNES

GENES Italie (Reuters) - L'épave du Costa Concordia est arrivée dimanche au large du port de Gênes, dans le nord de l'Italie, où elle sera démantelée.

La carcasse rouillée du paquebot, dont le naufrage au large de l'île du Giglio le 13 janvier 2012 a fait 32 morts, a été remorquée pendant quatre jours sur près de 200 milles nautiques.

Les pilotes du port de Gênes ont commencé les manoeuvres pour positionner l'épave, à un mille environ de l'entrée du port, par une mer calme mais un vent soufflant à 10-15 noeuds.

Franco Gabrielli, directeur de la Protection civile italienne, a précisé que le navire serait à quai dans l'après-midi à Voltri, le port industriel proche de Gênes.

Au terme de longs mois de préparatifs, la carcasse renforcée du Costa Concordia, qui pèse 114.500 tonnes et mesure 290 mètres de long, a été remise à flot mercredi dernier par injection d'air dans une trentaine de caissons métalliques fixés à sa coque.

L'opération de renflouement, considérée comme l'une des plus onéreuses et des plus complexes du genre, devrait coûter plus de 1,5 milliard d'euros au groupe Carnival Corp, le propriétaire du navire, et à ses assureurs.

Le démantèlement sera assuré par un consortium emmené par le groupe italien d'ingénierie Saipem et le chantier naval San Giorgio del Porto, basé à Gênes. Le processus pourrait prendre deux ans pour un coût de 100 millions d'euros.

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, est attendu dans la journée à Gênes où il devrait féliciter les acteurs de cette opération qui a en partie effacé l'humiliation nationale qui avait suivi la catastrophe du 13 janvier 2012.

Le Costa Concordia, grand comme deux fois et demie le Titanic, transportait quelque 4.000 passagers quand il s'est échoué sur des récifs à quelques encablures de l'île du Giglio. Son capitaine, Francesco Schettino, est actuellement en procès pour homicides involontaires et abandon de poste.

Son remorquage a provoqué l'émoi en Corse où des élus et des écologistes redoutaient des risques pour l'environnement. Le navire est passé en effet à neuf kilomètres du Cap Corse.

(Paola Balsomini; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service français)

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  • M8563837 le dimanche 27 juil 2014 à 11:42

    est ce que SR a passé son CAP de découpeur oxy.... pour venir preter main forte aux Italiens ?