L'épargne doit plus que jamais être investie sur le long terme

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(NEWSManagers.com) - François Villeroy de Galhau a une nouvelle fois plaidé pour le développement de l'épargne de long terme. " L'épargne devrait être réorientée sur le long terme, plus facilement que sur la prise de risque" , a déclaré le gouverneur de la Banque de France le 4 novembre dernier, à l'occasion d'une conférence sur l'avenir de l'épargne. L'économie en a besoin, les épargnants aussi, selon lui. Les Européens n'aiment pas beaucoup les actifs risqués mais ils sont aussi de plus en plus préoccupés par l'allongement de l'espérance de vie et la nécessité de mieux préparer financièrement le passage à la retraite alors que les régimes par répartition maigrissent comme peau de chagrin. Il est donc tout à fait logique dans ce contexte de proposer de nouveaux produits d'épargne qui permettraient aux intermédiaires, notamment les assureurs, d'investir dans l'économie, et qui assureraient aux épargnants des rendements sur le long terme, selon lui.

Il faudrait aussi que cette épargne puisse mieux circuler en Europe pour qu'elle soit dirigée là où les besoins en investissements sont les plus urgents. La solution existe déjà, sous la forme de l'Union des marchés des capitaux (CMU) ou plutôt, selon la formule préférée par François Villeroy de Galhau, l'Union pour le financement et l'investissement (FIU), qui fusionnerait les initiatives déjà en place, CMU, plan Juncker et Union bancaire pour leur donner plus de poids et d'impact. Le gouverneur de la Banque de France complèterait le dispositif avec des mesures susceptibles de faire tomber les barrières à l'investissement transfrontalier. Par exemple, le développement d'un écosystème paneuropéen dédié au capital risque, qui permettrait des investissements de plus grande taille dans les jeunes entreprises en forte croissance. Il faudrait également lever les barrières au financement de fonds propres en favorisant la convergence des régimes de faillites ou encore en standardisant l'information financière sur les entreprises européennes, y compris les PME.

Les participants à la conférence, unanimes sur la nécessité de favoriser l'épargne de long terme, ont toutefois relevé que l'environnement n'était pas vraiment propice à son essor. Le bas niveau des taux d'intérêt, notamment, incitait les prestataires de régimes de retraite à diminuer, voire supprimer les garanties, comme l'illustrent bien l'abandon progressif des prestations définies au bénéfice des contributions définies au Royaume-Uni ou l'évolution des " variable annuities" aux Etats-Unis. En outre, le comportement du consommateur a évolué. Le consommateur contemporain ne raisonne plus sur des échéances aussi longues que par le passé et il est très attentif à l'aspect " liquidité" . " Cette évolution de l'attitude du consommateur ne devrait pas être sous-estimée" , a souligné Felix Hufeld, président de la Bafin. Le responsable a également évoqué le " méga-trend" de la numérisation qui irrigue tous les secteurs de la société et dont on ne peut encore mesurer toutes les conséquences.

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  • cesarski il y a 11 mois

    ils n'ont toujours rien compris! dans leur bulle de savon!