L'envoyé spécial de l'Onu pour le Yémen avoue son impuissance

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    NATIONS UNIES, 18 février (Reuters) - L'envoyé spécial des 
Nations unies pour le Yémen s'est déclaré mercredi incapable 
d'organiser une nouvelle séance de pourparlers de paix car les 
parties prenantes au conflit sont divisées sur la question d'une 
trêve pendant les négociations.  
    Les belligérants s'étaient entendus en décembre dernier sur 
une feuille de route pour mettre fin à la guerre mais le 
cessez-le-feu temporaire d'une semaine prévu par l'accord 
n'avait guère été observé sur le terrain. Les pourparlers, qui 
devaient reprendre à la mi-janvier, ont été repoussés sine die.  
    "La persistance de profondes divisions m'empêche de 
convoquer une nouvelle série de pourparlers", a expliqué 
l'envoyé spécial Ismail Ould Cheikh Ahmed au Conseil de 
Sécurité.  
    "Je n'ai malheureusement pas reçu d'assurances suffisantes 
sur le respect d'une nouvelle cessation des hostilités." 
    "De mon point de vue, nous ne pouvons pas repousser ces 
discussions au-delà du mois de mars", a dit le diplomate par la 
suite à des journalistes.  
    Une coalition de pays du Golfe commandée par l'Arabie 
saoudite a engagé fin mars 2015 une campagne de frappes 
aériennes pour soutenir les forces du président yéménite 
Abd-Rabbou Mansour Hadi et lutter contre les milices chiites 
houthistes et leurs alliées, les forces restées fidèles à 
l'ancien président Ali Abdallah Saleh. Selon les Nations unies, 
le conflit a fait plus de 6.000 morts au cours de l'année 
écoulée, dont la moitié sont des civils. 
    "Le Yémen souffre énormément et son peuple subit une 
tragédie épouvantable", a souligné Ismail Ould Cheikh Ahmed. 
"Les infrastructures du pays sont détruites, les familles sont 
dispersées et le tissu social est anéanti." 
    S'adressant mardi au Conseil de sécurité, le secrétaire 
général adjoint aux Affaires humanitaires Stephen O'Brien a 
souligné que les deux camps restreignaient l'accès à l'aide 
humanitaire alors qu'on estime que 80% de la population a besoin 
d'une assistance. 
 
 (Michelle Nichols; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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