L'entrepreneur corse Michel Tomi présenté à un juge

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L'ENTREPRENEUR CORSE MICHEL TOMI DEVANT DES JUGES D'INSTRUCTION
L'ENTREPRENEUR CORSE MICHEL TOMI DEVANT DES JUGES D'INSTRUCTION

PARIS (Reuters) - L'entrepreneur corse Michel Tomi a été présenté vendredi à des juges d'instruction en vue de sa mise en examen dans une enquête lancée en 2013 pour "blanchiment aggravé" et corruption, a-t-on appris de source judiciaire.

Quatre de ses proches, sur les neuf interpellés mercredi en même temps que lui, ont été également déférés devant les magistrats, a-t-on précisé. Parmi eux, deux dirigeants de société ayant obtenu des marchés en Afrique.

Le parquet de Paris a requis le placement sous contrôle judiciaire de Michel Tomi, avec l'interdiction pour ce spécialiste des jeux dans plusieurs pays africains de quitter la France et le versement d'une caution de 5 à 10 millions d'euros.

Michel Tomi avait été placé en garde à vue mercredi pour y être interrogé par les policiers de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales et de l'Office central de répression de la grande délinquance financière sur l'origine de ses revenus, son train de vie et ses relations avec le chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, dit "IBK".

Une information judiciaire a été ouverte en juillet 2013 par le parquet de Paris pour blanchiment aggravé en bande organisée, abus de biens sociaux et faux en écriture privée.

Dans un entretien à L'Express début juin, l'entrepreneur avait dénoncé l'utilisation du qualificatif "parrain" à son encontre et démenti être le "parrain des parrains corses", comme l'ont laissé entendre plusieurs médias.

"J'ai vraiment du mal à comprendre. Ma vie est en Afrique. Je n'ai aucune affaire en Corse, où je ne vais plus. Je suis un homme d'affaires, président d'un groupe important, pas un parrain", disait-il.

Il a seulement reconnu soutenir financièrement la veuve de Richard Casanova, soupçonné d'être un pilier du gang de la "Brise de mer" et assassiné en 2008, et employer au PMU gabonais le fils d'un homme recherché par toutes les polices de France.

TOMI DÉMENT TOUTE CORRUPTION

"J'emploie une cinquantaine de jeunes Corses en Afrique", a-t-il précisé.

Interrogé sur ses relations avec le président malien, il le présente comme un "frère" au sens africain du terme.

"Avec 'IBK', nous nous connaissons depuis plus de vingt ans. Parler de corruption, comme le suggère la justice française, n'a aucun sens. Les présidents africains ne sont-ils pas supposés avoir de l'argent ? Comment les corrompre ? Nous avons le droit de déjeuner ensemble."

Les enquêteurs soupçonnent l'homme d'affaires d'avoir aidé financièrement l'actuel président malien lors d'un séjour à Marseille. Mais Michel Tomi, qui concède y avoir déjeuné avec ce dernier, souligne qu'il n'était pas encore président et balaie l'argument dans son interview à L'Express.

"Je ne pense pas que l'on puisse parler de corruption pour un repas."

Ibrahim Boubacar Keita a de son côté annoncé sa décision de porter plainte contre le journal Le Monde, qui le citait dans une enquête sur l'affaire visant Michel Tomi.

(Gérard Bon, édité par Sophie Louet)

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  • mlaure13 le vendredi 20 juin 2014 à 16:52

    Encore UN...qui veut nous faire croire qu'il y a des fumées sans feu ?...:-)))