L'enquête sur un réseau mafieux à Rome s'élargit

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ROME, 11 décembre (Reuters) - L'enquête sur des liens présumés entre le crime organisé et une partie de la classe politique de Rome s'est élargie jeudi avec l'arrestation de deux membres présumés de la mafia calabraise. Dans un communiqué, les carabiniers expliquent que des documents saisis à Rome tendent à prouver l'existence de liens entre le crime organisé dans la capitale et la 'Ndrangheta. L'affaire "Mafia capitale" a éclaté la semaine dernière avec l'arrestation de 37 personnes et l'inculpation de plusieurs dizaines d'autres, dont l'ancien maire Gianni Alemanno, pour association mafieuse et corruption présumées dans le cadre de la passation de marchés publics. L'origine de ce réseau remonte aux "années de plomb", dans les années 1970 et 1980, dans la mouvance des groupes néo-fascistes armés liés avec la bande de la Magliana, une organisation criminelle portant le nom d'un quartier à la périphérie de Rome. Les enquêteurs pensent que le réseau est dirigé par Massimo Carminati, ex-militant d'un groupe néofasciste et membre de la bande de la Magliana. En élargissant l'enquête à la 'Ndrangheta calabraise, les magistrats pourraient chercher à établir que le réseau romain relève du crime organisé et que ses acteurs tombent de ce fait sous le coup des lois anti-mafia. D'après la communiqué des carabiniers, les deux groupes criminels se seraient partagés certains contrats publics. Les "Romains" auraient accepté qu'un contrat de nettoyage d'un marché romain en plein air soit confié à une entreprise relevant des "Calabrais" et auraient obtenu en retour la gestion de centres d'accueil de migrants en Calabre. (Steve Scherer; Henri-Pierre André pour le service français)

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