L'enquête sur Lamine Diack étendue aux JO de Rio et Tokyo

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L'ENQUÊTE SUR LA CORRUPTION DANS L'ATHLÉTISME ÉTENDUE AUX JO DE RIO ET TOKYO
L'ENQUÊTE SUR LA CORRUPTION DANS L'ATHLÉTISME ÉTENDUE AUX JO DE RIO ET TOKYO

PARIS (Reuters) - Les juges français ont étendu leur enquête sur la corruption dans l’athlétisme aux conditions d’attribution des Jeux olympiques 2016 et 2020, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Guardian.

A ce stade de l'enquête, "il s'agit de déterminer s'il y a bien eu des infractions commises ou pas", a précisé cette source, soulignant que les investigations sur ce volet ne faisaient que débuter.

L'ancien patron de la Fédération internationale (IAAF) Lamine Diack, 82 ans, a été mis en examen dans ce dossier pour corruption passive et blanchiment aggravé en novembre dernier, puis pour corruption active en décembre.

En janvier dernier, l'organisation internationale de police Interpol a émis un mandat d'arrêt à l'encontre de son fils, Papa Massata Diack, 50 ans, à la demande des autorités françaises.

L'attribution des Jeux 2016 à Rio s'était décidée en 2009, et celle des Jeux 2020 à Tokyo en 2013.

Selon le quotidien britannique The Guardian, les enquêteurs soupçonnent Lamine Diack et son fils d'être concernés, notamment avec la distribution de "paquets" pour influencer les votes.

Lamine Diack, qui supportait dans un premier temps Istanbul pour les JO 2020, aurait changé d'avis en même temps qu'un sponsor japonais signait un gros contrat avec l'IAAF, écrit-il.

"On s'intéresse à ces éléments. Mais à ce stade ce sont des vérifications, il n'y a pas de preuves rassemblées", a précisé la source judiciaire.

Au départ de l'enquête française, Lamine Diack était soupçonné d'avoir reçu lors de son mandat à la tête de l'IAAF des pots-de-vin pour passer sous silence des résultats de tests antidopage positifs d'athlètes russes.

Son fils, qui a été consultant auprès de l'IAFF, est recherché pour complicité de corruption passive et blanchiment aggravé, avait indiqué Interpol dans un communiqué.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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