L'enquête sur l'usage d'armes chimiques en Syrie étendue d'un an

le
0
    NATIONS UNIES, 18 novembre (Reuters) - Le Conseil de 
sécurité des Nations unies a approuvé jeudi à l'unanimité une 
résolution présentée par les Etats-Unis prolongeant d'un an 
l'enquête internationale sur l'utilisation des armes chimiques 
en Syrie. 
    La Russie avait fait savoir qu'elle souhaitait un 
élargissement de l'enquête à la "menace chimique terroriste". 
    La mission d'enquête, menée par les Nations unies 
conjointement avec l'Organisation pour l'interdiction des armes 
chimiques (OIAC), a été mise en place par le Conseil de sécurité 
il y a un an. Elle a déjà conclu que les forces gouvernementales 
syriennes étaient responsables de trois attaques au chlore et 
que l'Etat islamique avait utilisé du gaz moutarde. 
    Le gouvernement syrien dément que ses forces aient utilisé 
des armes chimiques. 
    Une fois la mission prolongée d'un an, les membres du 
Conseil de sécurité ont dit qu'ils souhaitaient entamer les 
négociations sur un projet de résolution sanctionnant ceux qui 
sont responsables des attaques. 
    Mais la Russie, alliée du président syrien Bachar al Assad, 
estime que les conclusions de l'enquête ne peuvent être utilisée 
pour une action au niveau du Conseil de sécurité et que le 
gouvernement syrien doit d'abord enquêter sur ces accusations. 
    La semaine dernière, l'OIAC a condamné l'utilisation 
d'agents toxiques par le gouvernement syrien et par l'Etat 
islamique.   
    L'utilisation du chlore comme arme est interdite par la 
Convention sur les armes chimiques, à laquelle la Syrie es 
partie depuis 2013, l'année où elle a dû détruire son stock 
d'armes chimiques dans le cadre d'un accord conclu avec Moscou 
et Washington. Le conseil de sécurité avait approuvé cet accord 
par une résolution qui disait qu'en cas de non respect de 
l'accord, notamment en cas d'utilisation d'armes chimiques, des 
sanctions seraient prises dans le cadre du chapitre sept de la 
Charte des Nations unies. Le chapitre sept traite des sanctions 
et prévoit notamment le recours à la force militaire. 
 
 (Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant