L'enjeu du dépistage de l'anévrisme de l'aorte

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La rupture brutale de cette artère est responsable, chaque année, de plusieurs milliers de décès.

Il fait plus de morts que les accidents de la route -entre 6000 et 8000 par an-, et pourtant on en parle rarement. Peut-être parce que l'anévrisme de l'aorte est un tueur sournois: aucun symptôme ne prévient du danger que peut faire courir cette dilatation qui fragilise la paroi de la plus importante artère de l'organisme, celle qui, au sortir du c½ur, va par ses ramifications transporter le sang oxygéné au corps entier.

Découvert tôt, l'anévrisme de l'aorte est surveillé et au besoin opéré. Sinon, il ne se manifeste qu'au moment de la rupture. Au mieux des douleurs abdominales annoncent-elles l'imminence de celle-ci. Or 80% des ruptures d'anévrisme de l'aorte aboutissent au décès par hémorragie interne massive: une fois sur deux, la mort survient hors de l'hôpital, et la moitié des malades hospitalisés d'urgence décèdent.

Pourtant, la population à risque est connue: 5% des hommes de plus de 65 ans sont porteurs d'un anévrisme de l'aorte abdominale, le

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