L'énigme Bissonnet de retour aux assises

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Le procès d'un riche retraité, accusé d'avoir confié l'assassinat de sa femme à un employé algérien et à un vicomte, reprend lundi à Montpellier. Il avait été interrompu en octobre à la suite d'un stupéfiant coup de théâtre.

On avait laissé Jean-Michel Bissonnet en perdition dans le box des assises de l'Hérault, lâché par ses avocats, le 1er  octobre 2009. «Je n'ai jamais voulu la mort de maman !», criait ce riche retraité de 63 ans, poursuivi pour complicité d'assassinat, à ses deux fils hébétés, tandis que l'avocat général Pierre Denier, dans un registre sardonique que peu de magistrats osent encore de nos jours, gratifiait les jurés d'un diagnostic de son cru en pointant le box : «Cet homme est fou ! Cet homme est fou !»

En début de matinée, Me Denier avait versé des documents inédits, selon lesquels l'accusé aurait tenté, du fond de sa cellule, de susciter un faux témoignage en sa faveur et au détriment d'un de ses deux coaccusés, Amaury d'Harcourt, qu'il s'agissait de présenter en commanditaire potentiel du crime. Le représentant du ministère public rayonnait, enchanté de ce rebondissement qu'il avait ourdi sans en avertir ni le président ni

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