L'enfer de la prison de Nouméa

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Régulièrement pointée du doigt pour ses conditions inhumaines de détention, l'ancien bagne fait l'objet d'un rapport alarmant du contrôleur général des lieux de privation de liberté.

«La République ne doit pas s'arrêter à la porte de cette prison.» La déclaration coup de poing est à mettre au crédit d'une sénatrice écologiste, Alima Boumediene, après sa visite de l'ancien bagne de Nouméa, appelé aussi «Camp Est», en janvier 2010. Surpeuplée, insalubre, étouffante, cette prison de Nouvelle-Calédonie est toujours en aussi piteux état presque deux ans plus tard. Après une visite inopinée de quatre membres de ses services la semaine du 11 octobre, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGPL), Jean-Marie Delarue, a décidé d'avoir recours à une procédure d'urgence pour attirer l'attention du Garde des Sceaux sur une situation «de violation grave des droits fondamentaux» des détenus. Le ministre ayant tardé à répondre à son courrier du 25 octobre, il a rendu ses observations publiques mardi dans le Journal Officiel.

Jean-Maris Delarue en mai à l'Élysée.
Jean-Maris Delarue en mai à l'Élysée. Crédits photo : BERTRAND LANGLOIS/AFP

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