L?énergie solaire s?impose sur la Tamise

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Le pont Backfriars sera surmonté de quatre mille quatre cents panneaux photovoltaïques. Le chantier est déjà bien entamé
Le pont Backfriars sera surmonté de quatre mille quatre cents panneaux photovoltaïques. Le chantier est déjà bien entamé
Zoom sur le pont de Blackfriars, exemple supplémentaire de la place de plus en plus importante des énergies renouvelables dans la capitale britannique.

L'ouvrage est une prouesse technologique. Une autre preuve aussi qu'à l'occasion des Jeux Olympiques d'été, qui débuteront dans très exactement dix-sept jours, les pouvoirs publics britanniques, du gouvernement à la municipalité de Londres en passant par le Comité d'organisation de l'événement, ont fait du développement durable un incontournable de grandes nouveautés architecturales. Il ne sera pas dit que rien n'a été fait pour réduire leur empreinte carbone et la consommation énergétique, quand bien même un projet de « super-éolienne » a été abandonné en cours de route.

Récemment évoqués dans ces colonnes, le Stade Olympique et le Vélodrome, pour ne citer qu'eux, témoignent de la volonté des organisateurs de « verdir » autant que possible la grand-messe du sport. De style victorien et d'époque ? il date en fait de 1886 ?, le nouveau « pont solaire » de Blackfriars, qui traverse la Tamise et est aujourd'hui le plus grand du genre, devrait quant à lui être achevé il y a quelques semaines.

Une belle vitrine pour l'énergie solaire

Surmonté de quatre mille quatre cents panneaux photovoltaïques répartis sur six mille mètres carrés, fournis par le géant japonais de l'électronique Sanyo et à même de produire la bagatelle de neuf cent mille kilowattheures d'électricité « propre » chaque année, ledit pont accueillera en outre une nouvelle station de métro. Celle-ci, dont l'alimentation énergétique sera pour moitié assurée par la toiture photovoltaïque précitée (NDLR : divers aménagements ont aussi été entrepris pour économiser l'énergie, notamment l'installation de bacs de récupération des eaux de pluie), « doit permettre de faire circuler des trains plus longs sur la voie reliant Bedford à Brighton en passant par Londres. Jusqu'à vingt-quatre trains par heure (circulent) sur cette partie centrale passant par la capitale », précisaient nos confrères de 20 Minutes lors d'un focus réalisé début octobre.

« La complexité pour le projet londonien, c'est qu'il a été différé plusieurs fois. Dans le secteur des panneaux photovoltaïques la technologie évolue rapidement, il fallait donc s'adapter à chaque report », a également indiqué au quotidien le porte-parole de Sanyo France Julien Chirol. Directeur général de Solarcentury, entreprise britannique qui s'est vue confier la pose des panneaux, Derry Newman souligne pour sa part que, même si « la plupart des gens l'ignore, plusieurs centaines de bâtiments londoniens sont alimentés par de l'électricité produite grâce à de l'énergie solaire ».

D'où l'intérêt de communiquer davantage sur ce point, ce qui pourrait de surcroît donner des idées à certains propriétaires.
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