L'encadrement des loyers a fait fuir les bailleurs parisiens

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Selon une enquête menée par la Fnaim du grand Paris, l’application de l’encadrement des loyers dans la capitale a fait fondre le portefeuille des mandats de gestion de 13%.

Depuis la mise en place de l’encadrement des loyers à Paris et en attendant son éventuel élargissement à d’autres villes, les professionnels de l’immobilier n’ont eu de cesse de critiquer cette mesure et son impact sur le marché. Dans une enquête menée auprès de 210 de ses professionnels de l’immobilier ayant des mandats de gestion dans la capitale (soit 30.000 lots au total), la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) du Grand Paris a tenté de chiffrer cet impact.

Il en ressort que cet encadrement aurait directement causé la disparition de 13% du portefeuille des mandats de gestion sur Paris. L’étude souligne que pour 47% des professionnels interrogés, l’encadrement des loyers a entraîné une perte de mandats de gestion locative. Par ailleurs, les sondés estiment que 57% des lots perdus ont été mis en vente, 53% retirés du marché locatif et 28% sont passés en location touristique, ces actions pouvant se cumuler.

Un effet contre-productif

«Ces chiffres viennent confirmer l’effet contre-productif de l’encadrement des loyers, a immédiatement souligné Didier Camandona, président de la Fnaim du Grand Paris. On dénombre de plus en plus de propriétaires qui préfèrent retirer leurs biens du marché.» Un phénomène d’autant plus inquiétant pour les locations «classiques», qu’elles doivent déjà faire face à la montée en puissance régulière des locations touristiques.

Au final, la Fnaim plaide pour un dispositif qui ne se ferait plus au détriment du propriétaire: «L’enjeu est de trouver un point d’équilibre qui convienne aux deux parties respectant leurs engagements réciproques», explique Didier Camondana. Et parmi les exemples à suivre, l’organisation cite notamment le dispositif parisien Multiloc permettant aux propriétaires de percevoir des primes pouvant aller jusqu’à 14 000 euros pour remettre leur bien en état et faciliter leur retour sur le marché. De leur côté, les locataires bénéficient, sous condition de ressources, d’un loyer inférieur de 20% au tarif médian de leur quartier.

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  • mcarre1 il y a 3 semaines

    Et les effets de la loi Alur sur les coûts des Syndics! :-(Cette gauche est une calamité.

  • ericlyon il y a 3 semaines

    Il y a longtemps que tous les spécialistes du logement l'annonçaient mais nos "ministres" continuent à vouloir enterrer le logement privé !

  • sibile il y a 3 semaines

    les socialistes, c'est :" je p0urris au maximum la vie des acteurs économiques, et quand ils ne jouent plus le jeu faute de trouver un interet à investir et à entreprendre ..... je subventionne "

  • sibile il y a 3 semaines

    ils s'attendaient à quoi, les socialistes ?