L'émissaire Lakhdar Brahimi est à Moscou pour évoquer la Syrie

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LAKHDAR BRAHIMI EST EN RUSSIE POUR ÉVOQUER LA CRISE SYRIENNE
LAKHDAR BRAHIMI EST EN RUSSIE POUR ÉVOQUER LA CRISE SYRIENNE

MOSCOU (Reuters) - Lakhdar Brahimi, émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe pour la paix en Syrie, a rencontré samedi à Moscou Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, pour évoquer des propositions destinées à mettre fin au conflit entre le président Bachar al Assad et les insurgés.

Le gouvernement russe a proposé à l'opposition syrienne de se rendre à Moscou, mais Moaz al Khatib, président de la Coalition nationale syrienne (CNS), principale coalition d'adversaires de Bachar al Assad, a décliné vendredi l'invitation.

La plupart des pays arabes et occidentaux, notamment les Etats-Unis, ont reconnu la CNS en tant que représentante légitime du peuple syrien, tandis que la Russie et la Chine soutiennent le gouvernement de Bachar al Assad.

Après les fêtes, William Burns, sous-secrétaire d'Etat américain chargé du Moyen-Orient, devrait à son tour se rendre dans la capitale russe pour rencontrer son homologue Mikhaïl Bogdanov et Lakhdar Brahimi.

Lakhdar Brahimi, qui a rencontré cette semaine en Syrie le président Bachar al Assad et des représentants de l'opposition intérieure, non reconnus par la CNS, met l'accent sur l'application d'un accord international conclu à Genève en juin et qui prévoit une solution politique au conflit.

L'opposition rejette cette solution et pose le départ de Bachar al Assad comme condition préalable à toute sortie du conflit, qui dure depuis mars 2011 et a fait près de 45.000 morts selon les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG proche de l'opposition.

Lakhdar Brahimi, qui reste très discret sur l'état des négociations, a manifestement formulé cette semaine de nouvelles propositions au gouvernement syrien, et Fayçal Makdad, vice-ministre des Affaires étrangères s'est rendu à Moscou pour les évoquer jeudi avec Sergueï Lavrov.

En public, l'émissaire s'est contenté de plaider pour la formation d'un gouvernement doté de "tous les pouvoirs", mais l'opposition y voit un feu vert au maintien de Bachar al Assad à un poste honorifique, point d'autant moins acceptable que les rebelles semblent désormais convaincus de pouvoir l'emporter militairement.

Alissa de Carbonel, Henri-Pierre André et Julien Dury pour le service français

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