L'émissaire de l'Onu voit une présidentielle en Syrie dans 18 mois - RIA

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 (Actualisé avec déclarations, contexte) 
    MOSCOU, 11 mars (Reuters) - L'émissaire de l'Onu pour la 
Syrie, Staffan de Mistura, estime qu'une élection présidentielle 
aura lieu en Syrie dans dix-huit mois, rapporte vendredi 
l'agence de presse russe RIA. 
    Le médiateur de paix ajoute que le prochain cycle de 
discussions intersyriennes programmé à partir de lundi prochain 
à Genève marquera le point de départ de ce calendrier. 
    La tenue d'"élections libres et régulières (...) qui 
seraient conduites sous la supervision de l'Onu" dans un délai 
de dix-huit mois figure dans la résolution 2254 adoptée en 
décembre dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies 
pour appuyer le plan de paix préparé par les puissances du 
Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). 
    Staffan de Mistura insiste sur la nécessité d'un processus 
en trois points tel qu'il a été "défini par le Conseil de 
sécurité et que la Fédération de Russie a adopté". 
    Le premier, rappelle l'émissaire, est un nouveau 
gouvernement incluant toutes les parties en présence, le 
deuxième est une nouvelle Constitution et le troisième la tenue 
d'élections présidentielle et législatives dans un délai de 18 
mois à compter du début des discussions. 
    Anticipant des désaccords lors de ces négociations, le 
diplomate italo-suédois précise que les différends devront être 
abordés et portés à l'attention du GISS "et si cela n'est pas 
suffisant, ils pourront être portés à l'attention du Conseil de 
sécurité (de l'Onu)". 
    L'émissaire dit s'attendre à une réunion du GISS en mars ou 
en avril et émet l'espoir que des progrès pourront être 
accomplis grâce à la cessation des hostilités. 
    "Je prévois d'avoir une première discussion substantielle et 
approfondie dès lundi et à partir de là d'avoir jusqu'au 24 mars 
de nombreuses entrevues avec les différentes composantes de 
l'environnement syrien", a-t-il dit.      
    La Russie estime pour sa part que l'émissaire onusien doit 
inclure les Kurdes syriens dans le processus de négociations, a 
déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï 
Lavrov. 
    L'absence de représentants de cette communauté, dont des 
unités armées participent aux combats, constituerait "une 
démonstration de faiblesse" de la part de la communauté 
internationale, a jugé le chef de la diplomatie russe. 
    "Nous n'allons pas délivrer de nouvelles invitations", a dit 
Staffan de Mistura, qui a décidé début février de suspendre le 
précédent cycle de discussions. "Nous allons seulement dire à 
ceux qui y participaient déjà: 'Revenez, la suspension est 
terminée'." 
    Prié de dire si cela voulait dire qu'il excluait toutes 
nouvelles invitations lors des prochains tours de table des 
pourparlers intersyriens, De Mistura a simplement répondu: "Je 
n'ai pas dit cela". 
 
 (Dmitry Solovyov; Henri-Pierre André et Pierre Serisier pour le 
service français) 
 
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