L'émissaire de l'Onu parle à Damas de l'accès aux zones assiégées

le , mis à jour à 18:15
0
 (Actualisé, déclaration de Mistura, § 3-4) 
    GENEVE, 16 février (Reuters) - L'émissaire des Nations unies 
pour la Syrie, Staffan de Mistura, a été reçu mardi à Damas par 
le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al Moualem, 
avec qui il a parlé d'une cessation des hostilités, d'une 
reprise des négociations de paix ce mois-ci et de la nécessité 
d'un accès sans restriction à toutes les zones assiégées du 
pays.  
    Le diplomate italo-suédois a vu deux fois dans la journée le 
chef de la diplomatie syrienne. 
    Dans un communiqué diffusé à Genève à la suite de son 
deuxième entretien avec Moualem, il a souligné que le 
gouvernement de Bachar al Assad avait pour obligation de laisser 
l'Onu apporter une aide humanitaire à tous les Syriens des zones 
assiégées et que cela serait testé dès mercredi. 
    "Des convois, sous la coordination de l'équipe de l'Onu dans 
le pays, doivent avoir accès à ces zones (...) Il est clair que 
c'est le devoir du gouvernement syrien de permettre 
l'acheminement d'une aide humanitaire à tous les Syriens, où 
qu'ils se trouvent (...) Demain, nous testerons cela", ajoute 
Staffan de Mistura. 
    Lors d'un point de presse à Genève, un porte-parole de 
l'Onu, Ahmad Fawzi, a déploré "une détérioration de la situation 
sur le terrain, qui fait que l'on ne peut pas attendre". 
    Il a souligné que l'escalade militaire compromettait 
l'accord entre grandes puissances arraché dans la nuit de jeudi 
à vendredi à Munich en vue d'une "cessation des hostilités" et 
d'une reprise des pourparlers de paix. 
    Cet accord, uniquement verbal, ne doit théoriquement prendre 
effet qu'à la fin de cette semaine et s'est jusqu'à présent 
traduit sur le terrain par une intensification des combats et 
des bombardements, qui ont notamment détruit lundi cinq hôpitaux 
et deux écoles. Mise en cause, la Russie a nié mardi toute 
responsabilité. 
    "On ne peut pas forcer les gens à venir à la table de 
négociations", a souligné Ahmad Fawzi. "Bien sûr, il y a ceux 
qui ont de l'influence sur les parties au conflit et c'est ce 
qu'il (Staffan de Mistura) essaie de faire, convaincre ceux qui 
ont de l'influence de faire pression sur les parties concernées 
pour qu'elles viennent négocier et pour mettre fin à cette 
folie."  
 
 (Stéphanie Nebehay; Eric Faye, Tangi Salaün et Guy Kerivel pour 
le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant