«L'embargo sur le pétrole iranien est contreproductif»

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INTERVIEW - Avec les sanctions validées lundi, l'UE espère contraindre Téhéran à abandonner la menace nucléaire. Pour Thierry Coville, chercheur à l'Iris, cette mesure ne fera que renforcer le régime en place.

Quel impact cet embargo aura-t-il sur l'économie iranienne?

Moins que l'UE ne l'espère. Certes, les exportations de pétrole vers l'Europe représentent 20% des exportations pétrolières iraniennes. Et l'économie iranienne, qui est déjà fragilisée par les sanctions financières américaines, se débat avec un taux de chômage entre 12 et 14% et un taux d'inflation de 20%. De plus, cette réduction de la demande permettra à des clients comme la Chine de mettre la pression sur les prix du pétrole iranien.

Mais si le marché mondial du pétrole remonte, l'Iran sera finalement peu pénalisé par l'embargo. Or il suffit de peu de choses pour faire augmenter les cours du pétrole: des signes de reprise de l'économie américaine, une déclaration menaçante de Téhéran sur la fermeture du détroit d'Ormuz… Même des chiffres sur l'augmentation du taux d'utilisation des capacités pétrolières saoudiennes, mobilisées pour compenser la baisse de l'offre iranienne, peuvent rendre les

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