L'Élysée se refuse à crier victoire trop tôt

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La priorité de l'exécutif est maintenant de renouer le dialogue avec les syndicats.

De victoire, l'Élysée ne veut pas parler. Le mot est interdit. D'abord pour ne pas souffler sur les braises, mais aussi parce que l'urgence est désormais à la grande réconciliation avec les partenaires sociaux. La consigne est donc de ne pas trop rouler des mécaniques: «Ni gagnant ni perdant», telle est la ligne officielle. Il n'empêche que dans la cabine de pilotage du Palais de l'Élysée, on prend acte de la fin du mouvement, et on pense à l'après. «C'est la semaine où la République reprend le dessus», glisse un conseiller. Les sondages que l'Élysée réalise au jour le jour depuis deux semaines soulignent une «amplification du mouvement de retournement de l'opinion», même si «le mot “fin” n'est pas encore écrit». On reconnaît que le blocage des raffineries a été mal géré par le gouvernement, et que Jean-Louis Borloo n'a pas donné le sentiment d'être le premier sur la barricade. Mais on considère aussi que l'épisode des raffineries a permis de «soud

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