L'Elysée se félicite du diagnostic partagé de Hollande et Draghi

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PARIS, 1er septembre (Reuters) - L'Elysée s'est félicité lundi des convergences de vue entre François Hollande et le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi sur les maux qui accablent une économie européenne menacée par la déflation. "Je crois que le diagnostic est assez partagé", a déclaré un conseiller après un entretien des deux hommes d'environ une heure à l'Elysée, où ils ont évoqué notamment la faiblesse de la croissance et de l'inflation. François Hollande a déjà salué les propos tenus le 22 août à Jackson Hole (Etats-Unis) par Mario Draghi, qui avait estimé que la politique monétaire ne peut à elle seule ranimer l'économie et que la politique budgétaire devait jouer un plus grand rôle. Vue de Paris, cette prise de position conforte le président français qui appelle régulièrement l'Allemagne et les pays de la zone euro en bonne santé financière à apporter un soutien plus fort à la demande via des politiques budgétaires plus dépensières. "On doit travailler ensemble sur la demande européenne", estime-t-on dans l'entourage du président français qui fait campagne pour le rythme de réduction des déficits en Europe soit compatible avec une relance de l'activité. François Hollande, qui dit vouloir utiliser les "flexibilités" prévues dans les traités, s'est défendu devant Mario Draghi de demander à Bruxelles un traitement de faveur. "Il y a des règles qu'il faut respecter et la France les respectera", ajoute-t-on dans l'entourage du président où l'on assure que Mario Draghi a apprécié la présentation que lui a faite François Hollande des réformes structurelles prévues par son gouvernement. "Cette volonté d'élever le potentiel de croissance avec les réformes structurelles, elle est énormément appréciée", dit-on dans son entourage, évoquant par exemple la future loi sur la concurrence et le croissance. Le président de la BCE s'est engagé le 7 août à utiliser tous les moyens nécessaires pour barrer la route à la déflation, y compris un "assouplissement quantitatif" en cas de besoin. Il a enfoncé le clou le 22 août, lors du séminaire des banquiers centraux de Jackson Hole, en insistant sur le fait que "tous les outils disponibles" seraient employés pour préserver la stabilité. (Julien Ponthus, édité par Yann Le Guernigou)

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  • ltondu le lundi 1 sept 2014 à 21:18

    Traduire : Porcinet à Mario "on est dans la mehrde !". Mario répond "c'est exact"

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