L'Élysée place Borloo en liberté surveillée

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Depuis que le président du Parti radical a annoncé son départ de l'UMP, le ton s'est durci dans l'entourage du chef de l'État.

Nicolas Sarkozy n'a pas regardé la prestation de Jean-Louis Borloo à la télévision, jeudi dernier. Ce soir-là, il dînait en ville. Non par désintérêt, précise l'Élysée. Mais parce qu'il savait à quoi s'en tenir. L'ex-ministre de l'Écologie avait prévenu le président quelques jours avant son passage sur le plateau d'Arlette Chabot: «Il lui a dit qu'il devait maintenant donner des signes d'émancipation», confie un proche des deux hommes. L'Élysée doit donc prendre acte de la séparation à l'amiable entre Borloo et l'UMP. «Borloo se met en position d'exister. Mais pour en faire quoi? Porte-parole d'une nouvelle sensibilité ou candidat? Il ne le sait pas encore, tente de se rassurer un conseiller élyséen. Pour le moment, il faut qu'on le laisse vivre sa vie.»

À l'Élysée, certains estiment encore que l'émancipation de Borloo servira le président quand ce dernier choisira d'entrer dans la course. «Nous aurons besoin de rassembler, et il faudra le faire en s'

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