L'élu poursuivi pour ses propos sur Hitler quitte l'UDI

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PARIS (Reuters) - Le député-maire de Cholet Gilles Bourdouleix, visé par une enquête préliminaire pour "apologie de crime contre l'humanité", a démissionné par courrier de l'UDI, a-t-on appris mercredi auprès de la formation centriste.

La décision de l'élu, qui ne quitte pas le groupe à l'Assemblée nationale, a été rendue publique alors que le comité exécutif de l'UDI se réunissait pour décider de son sort.

"Le comité exécutif réuni ce jour pour la procédure d'exclusion de Gilles Bourdouleix a pris acte de sa démission à effet immédiat", a réagi dans un communiqué Philippe Vigier, porte-parole de la formation.

Le président de l'UDI Jean-Louis Borloo avait fait savoir mardi qu'il ne pouvait pas exclure Gilles Bourdouleix mercredi comme cela était envisagé pour des raisons de procédure et qu'il proposerait dans l'immédiat sa suspension.

Une enquête préliminaire pour "apologie de crime contre l'humanité" a été ouverte mardi à la suite des propos du député-maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), qui a déclaré lors d'une altercation avec des gens du voyage que "Hitler n'en a peut-être pas tué assez".

Ce délit est passible de cinq ans de prison et de 45.000 euros d'amende.

"La justice a été saisie parce que ces propos, c'est l'apologie des crimes de la Seconde Guerre mondiale, c'est l'apologie du nazisme, et dans la bouche d'un maire (...) c'est tout à fait insupportable", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Gérard Bon et Emile Picy, avec Chine Labbé

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