L'électroménager résiste à la crise

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L'appétit des consommateurs pour les cuisines intégrées profite directement aux ventes de fours et autres appareils encastrables.

Les Français aiment soigner leur intérieur. Crise ou pas. Cette préoccupation profite notamment au secteur de l'électroménager, dont les ventes sont restées stables l'année dernière. En 2011, il s'est vendu 15 millions de gros appareils (machines à laver...) et 41 millions de petits appareils, pour un chiffre d'affaires global de 7,6 milliards d'euros, selon le Gifam (un groupement de fabricants). L'appétit des consommateurs pour les cuisines intégrées profite directement aux ventes de fours et autres appareils encastrables. Mais, et c'est une bonne nouvelle pour l'environnement, les consommateurs optent de plus en plus pour des produits moins gourmands en eau et en électricité.

Le petit électroménager, dont les ventes ont progressé de plus de 2 % en valeur, est dynamisé par des produits innovants. Robots, centrifugeuses et autres cafetières à expresso plaisent toujours autant, en dépit de tarifs parfois très élevés. De même, les nouveaux venus sur le marché ont rapidement trouvé leur place. Les aspirateurs robots et épilateurs à lumière pulsée ont franchement décollé.

Le Gifam profite aussi de la publication de ces chiffres annuels pour souligner que «la durée de vie des appareils électroménagers est conforme aux attentes des consommateurs». La durée d'utilisation, onze ans pour un frigo, dix ans pour une machine à laver, serait d'ailleurs inchangée depuis trente ans. Les fabricants ripostent ainsi à la vague de critiques dont ils ont fait l'objet l'année dernière. Ils étaient alors accusés, notamment par UFC Que Choisir, de «programmer l'obsolescence», afin de soutenir les ventes.

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