L'électricité et le gaz vendus moins cher sur Internet

le
0

Direct Énergie et GDF Suez mènent l'offensive. Parmi les acteurs incontournables de l'énergie en France, EDF ne propose pas d'offre 100% Web et n'a pas non plus décidé d'en construire une.

Les offres 100 % Web vont-elles révolutionner la distribution de gaz et d'électricité? Il est encore beaucoup trop tôt pour le dire mais sept ans après l'ouverture à la concurrence du marché des particuliers, ce nouveau canal monte en puissance. Cinq mois après le lancement de son produit, le fournisseur alternatif Direct Énergie - plus d'un million de clients en tout - relève que plus de 70 % de ceux qui souscrivent une offre sur son site Internet optent pour la formule Online, où la totalité des services (facturation, suivi de la consommation, conseil...) sont dispensés en ligne.

Chez GDF Suez, dont l'offre pionnière e-dolce a été lancée au printemps dernier, on insiste aussi sur le bon démarrage de cette formule entièrement digitalisée. Les prix sont fixes, pour une durée de deux ou trois ans. Dans tous les cas de figure, ces offres impliquent pour le consommateur de quitter les prix réglementés pour les prix de marché.

L'allégement des structures liées aux offres 100 % Web leur permet de pratiquer un prix particulièrement attractif. Direct Énergie annonce une remise immédiate de 10 % sur le prix du kilowattheure (KWh) électricité et gaz, qui peut aller jusqu'à 150 euros par an. Chez GDF Suez, l'offre e-dolce garantit une réduction de 6 % (dans l'électricité) et de 3 % (dans le gaz) par rapport aux tarifs réglementés. Le géant français de l'énergie s'apprête par ailleurs à lancer une nouvelle offre 100 % Web: baptisé Happ'e et dédiée uniquement à l'électricité, elle se situe au même niveau tarifaire que les tarifs réglementés mais récompense parallèlement les clients fidèles: ­celui qui optera pour Happ'e pendant deux ans au moins disposera d'un mois de consommation gratuit.

Une gestion simplifiée

À quels profils de clients s'adressent ces offres 100 % Web? Direct Énergie évoque d'abord «un contexte porteur lié à une meilleure connaissance de l'ouverture du marché». Pour GDF Suez, cela permet de viser des consommateurs à la fois coutumiers de l'Internet et en quête d'une gestion simplifiée de leur contrat. Les deux acteurs notent dans une belle unanimité qu'il ne s'agit en aucun cas d'une offre «low-cost» puisqu'elle recouvre au contraire un très large éventail de services.

Parmi les acteurs incontournables de l'énergie en France, EDF ne propose pas d'offre 100 % Web et n'a pas non plus décidé d'en construire une. Interrogée sur ce choix, l'entreprise répond simplement que ses services digitaux doivent pouvoir être accessibles à la totalité de ses clients et pas seulement à une frange en particulier. Elle pointe pour sa part les risques d'une offre à bas prix.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant