L'EI recule face aux offensives sur Raqa et Mossoul

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Des combattants des Forces démocratiques syriennes près de la ville d'Ain Issa, à 50 kilomètres au nord de Raqa, le 7 novembre 2016 ( AFP / DELIL SOULEIMAN )
Des combattants des Forces démocratiques syriennes près de la ville d'Ain Issa, à 50 kilomètres au nord de Raqa, le 7 novembre 2016 ( AFP / DELIL SOULEIMAN )

Le groupe Etat islamique (EI) cède du terrain autour de ses deux derniers fiefs, avec l'avancée des forces arabo-kurdes vers Raqa, en Syrie, et la prise en Irak par les forces gouvernementales d'une ville située au sud de Mossoul.

En Syrie, l'opération "Colère de l'Euphrate" destinée à isoler la ville septentrionale de Raqa, lancée samedi, a permis aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes mais qui comprennent aussi des Arabes et des Turkmènes, d'avancer depuis le nord dans la région désertique et plate qui entoure Raqa.

"Nous avons pu nous emparer d’armes" de l'EI "et nous avons tué un grand nombre de ses combattants", a affirmé à l'AFP la porte-parole de l’offensive, Jihan Cheikh Ahmad.

La principale préoccupation des FDS est de prévenir les explosions de voitures piégées conduites par des kamikazes, une arme souvent utilisée par les jihadistes.

Des combattants des Forces démocratiques syriennes près de la ville d'Ain Issa, à 50 kilomèt
Des combattants des Forces démocratiques syriennes près de la ville d'Ain Issa, à 50 kilomètres au nord de Raqa, le 7 novembre 2016 ( AFP / DELIL SOULEIMAN )

Ainsi, dans le village d'Abou Ilaj, qui vient d'être conquis à seulement 30 kilomètres de Raqa, les combattants creusent des tranchées et empilent des sacs de sable. Il s'agit "d'empêcher les jihadistes de s'infiltrer et de laisser passer les voitures piégées", a expliqué l'un d'eux.

Les FDS bénéficient d'un soutien actif de la coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis, qui a déployé plusieurs dizaines de conseillers sur le terrain. Et les avions de la coalition poursuivent la campagne de frappes aériennes engagée depuis plus d'un an pour détruire les infrastructures de l'EI.

- 'Isoler Raqa' -

Le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak
Le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak ( AFP / AFP , John SAEKI )

En saluant dimanche le début de l'offensive sur Raqa, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a averti que, "comme à Mossoul", "la bataille ne sera pas facile et le travail qui se présente sera rude".

"La première phase sera d'isoler Raqa" en coupant les principaux axes de communication avec l'extérieur, a expliqué le Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

Washington fait preuve de prudence sur les suites de l'opération en raison de son contexte géopolitique particulièrement sensible dans un pays plongé dans une guerre civile où interviennent de nombreuses puissances étrangères, dont la Russie et la Turquie.

Une combattante kurdo-iranienne membre du Front de la liberté kurde , le 6 novembre 2016 près de la ville iraki
Une combattante kurdo-iranienne membre du Front de la liberté kurde (PAK), le 6 novembre 2016 près de la ville irakienne de Bashiqa (25 km au nord-est de Mossoul) ( AFP / SAFIN HAMED )

Si Moscou reste en retrait, ce n'est pas le cas d'Ankara, qui veut s'impliquer dans la reprise de Raqa, située à une centaine de kilomètres de la frontière turque.

Un porte-parole des FDS, Talal Sello, a affirmé dimanche que son groupe s'était mis d'accord avec les Etats-Unis sur le fait "qu'il n'y aurait aucun rôle turc ou des rebelles qui leur sont alliés dans l'offensive" de Raqa.

Quelques heures plus tard, Washington affirmait cependant être en "contact étroit" avec Ankara.

La Turquie, qui craint que les milices kurdes ne prennent pied à Raqa, a mis en garde lundi contre tout changement démographique dans cette ville à majorité arabe sunnite.

- Avancée au sud de Mossoul -

A Mossoul, les 3.000 à 5.000 jihadistes présents dans la deuxième ville d'Irak sont désormais quasiment pris en tenaille trois semaines après le début de l'offensive soutenue par les Etats-Unis et leurs alliés.

Raqa, cité millénaire et "capitale" du groupe EI en Syrie
Raqa, cité millénaire et "capitale" du groupe EI en Syrie ( AFP / Philippe MOUCHE, Simon MALFATTO, Sabrina BLANCHARD )

Après être entrées dans Mossoul par l'est, les troupes irakiennes se rapprochent nettement au sud, où elles ont conquis la ville de Hamam al-Alil, à une quinzaine de km de la périphérie. Au nord-est, les combattants kurdes ont lancé l'assaut sur Bachiqa, un autre verrou de l'EI.

Les forces irakiennes poursuivent leur progression dans les quartiers de l'est, où l'EI oppose une forte résistance.

"Jusqu'à sept quartiers sont désormais contrôlés par les forces du contre-terrorisme", a déclaré à l'AFP Sabah al-Noman, le porte-parole de ces forces.

Des soldats irakiens à Mossoul, le 6 novembre 2016
Des soldats irakiens à Mossoul, le 6 novembre 2016 ( AFP / Odd ANDERSEN )

Sur le front sud, les forces irakiennes ont repris Hamam al-Alil, à 15 kilomètres de Mossoul. Elles ont indiqué y avoir découvert une fosse commune et "100 corps de civils la tête coupée".

La situation évolue aussi sur le front nord-est de Mossoul, où les forces kurdes irakiennes, les peshmergas, sont entrées dans Bachiqa et ont annoncé avoir commencé à vider la ville des jihadistes "maison par maison".

Le Pentagone a annoncé lundi que les Etats-Unis engageaient des hélicoptères d'attaque Apache dans la bataille de Mossoul.

Ces appareils sont notamment utilisés pour détruire les véhicules bourrés d'explosifs que des kamikazes jihadistes lancent contre les forces irakiennes, a déclaré le porte-parole du Pentagone, Peter Cook.

Le nombre de civils déplacés depuis le début de l'offensive sur Mossoul dépasse désormais 34.000, selon un nouveau bilan établi lundi par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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  • jpam il y a 4 semaines

    Les commentaires de M71 sont tout simplement hilarants. Le hollandiste a besoin de s'inventer des vies, restaurateur au pays Basque, VIP à Bruxelles (il remplace le Maneken ..??) et demain big boss d'une multinationale.... Si il voit Junker, il lui demandera sa marque de whisky préférée ;-)))

  • M7163258 il y a 4 semaines

    Bon salut les sans dents! Je dine à Bruxelles ce soir invité par un lobbyiste. Je vous raconterai, soyez sage hein! Pas trop de complotisme dans mon dos !

  • M7163258 il y a 4 semaines

    A midi, au restaurant, qu'est ce que JC Juncker a ri lorsque je lui ai montré les commentaires de notre troll excité et vindicatif !!!

  • M7163258 il y a 4 semaines

    défie évidemment !

  • M7163258 il y a 4 semaines

    jpam je vous défis culture contre culture!

  • M7163258 il y a 4 semaines

    Entre pensez que les pays ne défendent pas leurs intérêts stratégiques et économiques et pensez que tous les conflits ne sont issus principalement que de ça, c'est manquer d'analyse de nuance... Allez je vous laisse m'expliquer les grands conflits des 100 dernières années par le pétrole ...

  • jpam il y a 4 semaines

    M7163258 j'ai au moins un minimum à étaler, ce que vous n'avez visiblement pas. Il suffit de vous lire.

  • M7163258 il y a 4 semaines

    jpam " manque de plus cruellement de culture historique" La votre c'est comme de la confiture moins vous en avez plus vous l'étalez ! :)

  • jpam il y a 4 semaines

    Hélas manu331, c'est ainsi. Ces personnages (ou ce personnage...) manque de plus cruellement de culture historique. Ce qui l'empêche d'avoir une vision réelle et claire de la situation actuelle.

  • jpam il y a 4 semaines

    Bonsoir manu331, toujours marrant de lire la prose du propagandiste hollandiste du forum. Entre le pseudo qui s'invente une vie de restaurateur basque, et ceux qui font de la pseudo géopolitique à partir de sources pas toujours très claires il y a de quoi rire.