L'EI a détruit de nouveaux monuments à Palmyre

le , mis à jour à 14:37
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 (Actualisé avec Unesco, précisions) 
    DAMAS/BEYROUTH, 20 janvier (Reuters) - Les combattants du 
groupe Etat islamique, qui ont repris en décembre possession de 
la ville antique de Palmyre, y ont détruit l'un des plus 
célèbres monuments de ce site historique, le Tétrapyle, ainsi 
que la façade du théâtre romain, a annoncé Maamoun Abdoulkarim, 
conservateur des antiquités syriennes, vendredi. 
    Cette destruction a été condamnée par l'Organisation des 
Nations unies pour l'éducation, la science et la culture 
(Unesco), qui a évoqué un "crime de guerre".   
    L'EI a repris la cité antique en décembre après en avoir été 
délogé en mars par les forces syriennes soutenues par la Russie 
et par des milices chiites.  
    Le Tétrapyle est l'un des monuments les plus emblématiques 
du site de Palmyre. Cet édifice, composé de quatre socles de 
pierre supportant chacun quatre colonnes sur lesquelles repose 
un chapiteau carré, est situé à une intersection de la grande 
colonnade devant le théâtre romain. 
    Des images prises par satellite et transmises par Maamoun 
Maamoun Abdoulkarim à Reuters montrent que l'édifice a été 
largement détruit. Seules subsistent quatre des seize colonnes 
d'origine tandis que les socles de pierre sont désormais 
recouverts par des gravats. 
    Les images montrent également d'importants dégâts infligés 
au théâtre romain dont plusieurs structures dominantes ont été 
détruites. En mai, un orchestre symphonique russe s'y était 
produit pour célébrer la reprise de la ville par les forces 
syriennes et russes.   
    Douze personnes ont été assassinées cette semaine à Palmyre 
par l'EI, certaines d'entre elles au théâtre romain. 
  
    Les nouvelles destructions ont été perpétrées entre le 26 
décembre et le 10 janvier, selon la datation des images et 
d'autres sont à redouter tant que les djihadistes occuperont le 
site, a déclaré Abdoulkarim. 
    Lors de la précédente occupation qui avait duré dix mois, 
les djihadistes avaient détruit plusieurs monuments dont l'arche 
vieille de 1.800 ans située près du temple de Bêl. 
 
 (Tom Perry à Beyrouth et Kinda Makieh à Damas; Pierre Sérisier 
et Nicolas Delame pour le service français, édité par Tangi 
Salaün) 
 
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  • charleco il y a 10 mois

    Ils sont protégés par la coalition anti Assad.