L'Égypte arme sa police malgré les bavures

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Accusés de brutalités, mais cibles de manifestants plus violents, les agents viennent d'obtenir le droit d'être armés.

Envoyée spéciale à Alexandrie

Il a finalement eu gain de cause. Lui, le flic honni sous Moubarak et haï sous Morsi, l'agent de sécurité d'Alexandrie qu'on envoie au casse-pipe pour un salaire de pacotille, vient d'obtenir l'autorisation de porter une arme. «Je vais enfin pouvoir me protéger!», s'époumone «M» - qui refuse de donner son nom. L'accord donné ce week-end par le ministère de l'Intérieur pour importer 100 000 pistolets et armer les policiers de grade inférieur a mis fin à sept jours de manifestations dans les rangs de la police. Mais il ravive l'inquiétude d'une escalade de la violence policière héritée de l'ancien régime et que la révolution de janvier 2011 n'est pas parvenue à endiguer.

Quand nous l'avions rencontré, il y a quelques jours devant le centre de la Sécurité générale d'Alexandrie, «M» avait le poin...



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