L'Eglise soutient les sites anti-IVG

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L'Eglise soutient les sites anti-IVG
L'Eglise soutient les sites anti-IVG

« Une atteinte très grave aux principes de la démocratie. » C'est par ces mots que M gr Georges Pontier qualifie la création d'un délit d'entrave numérique à l'avortement, proposition de loi portée par la majorité. Dans une lettre publiée lundi, le président de la Conférence des évêques de France appelle François Hollande à ne pas laisser ce texte législatif « arriver à son terme » alors qu'il doit être examiné demain à l'Assemblée nationale.

 

Cette proposition vise à condamner les sites de propagande anti-IVG qui, sous prétexte d'informer les femmes, tentent de les dissuader d'interrompre leur grossesse. « Ce n'est pas la première fois que l'on s'exprime sur le sujet. L'avortement est un drame qui pose des questions de conscience », proteste Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques de France. « Où est la liberté d'expression ? S'agit-il d'informations tronquées ou qui ne plaisent pas au gouvernement ? » ajoute-t-il.

 

Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, dit ne pas comprendre cet argument. « Il ne s'agit pas de liberté d'expression, dit-elle. En France, on a le droit de dire qu'on est contre l'IVG mais pas d'essayer d'empêcher un avortement. » La ministre veut donc étendre la loi Neiertz de 1993 à Internet. « Avant, les anti-IVG s'enchaînaient aux grilles des hôpitaux, maintenant ils agissent sur la Toile », souligne-t-elle.

 

Depuis près d'un an et demi, Laurence Rossignol tente de recenser et d'endiguer la progression de « ivg.net », « avortement.net », semblables aux sites officiels avec des numéros verts. Marie Philippe, la directrice de ces deux sites, créés en 2008, s'en défend : « J'invite quiconque à nous appeler, on est seulement une plate-forme d'écoute et d'information ! » Pourtant, elle est l'auteur d'un livre intitulé « la Face cachée de l'avortement ». Elle revendique plus de 3 000 appels par mois et plus de 40 000 « like ...

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