L'Eglise protestante autorise la bénédiction des couples gays

le , mis à jour à 15:20
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L'Eglise protestante autorise la bénédiction des couples gays
L'Eglise protestante autorise la bénédiction des couples gays

Deux ans après l'adoption de la loi Taubira sur le mariage gay, l'Eglise protestante unie de France (EPUdF) a adopté ce dimanche la possibilité de bénir les couples homosexuels, à l'issue d'un vote très largement positif, une quasi-première en France. Sur la centaine de délégués de l'EPUdF réunis à Sète (Hérault) autour du thème «Bénir, témoins de l'Evangile dans l'accompagnement des personnes et des couples», 94 ont voté pour la possibilité d'offrir une bénédiction religieuse aux couples homosexuels qui le souhaitent, et trois contre.

Ils ont donc suivi la synthèse rédigée par deux rapporteurs sur la foi de travaux menés au niveau régional, et donné aux 500 pasteurs de l'EPUdF la possibilité de procéder à ces bénédictions, sans pour autant y obliger ceux des pasteurs qui sont opposés à un tel geste.

«Ce qui m'a surpris, c'est l'excellente ambiance» llors de la session du vote, marquée par «la confiance et la fraternité», a déclaré le pasteur Laurent Schlumberger, président du conseil national de l'EPUdF. «Ce n'est pas une majorité qui a gagné contre une minorité. La décision intègre toutes les positions».

Un sujet loin de faire consensus

Le mariage n'est pas un sacrement pour les protestants, mais les couples hétérosexuels unis en mairie peuvent être bénis au temple. En France, seule la Mission populaire évangélique (MPEF), une Eglise beaucoup plus petite que l'EPUdF, autorisait jusque là un «geste liturgique d'accueil et de prière» pour les homosexuels.

Au sein même de l'Eglise protestante unie, née en 2012 de la fusion des Eglises luthériennes et réformées, le sujet est loin de faire consensus, même si le mariage gay n'y fait pas l'objet du rejet constaté parmi les responsables catholiques et dans les mouvements évangéliques. Avant le synode, le pasteur Gilles Boucomont, vif opposant au projet, s'était inquiété de ce que «pour la première fois en France depuis 1517» ...

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  • kurki le dimanche 17 mai 2015 à 17:38

    Cela augure de nombreux clivages et abandons, pour aller vers l'Eglise catholique ! Au moins, on sait où est l'erreur !