L'édition et la librairie renouent avec la croissance

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Une librairie à Banon en février 2015.
Une librairie à Banon en février 2015.

Contrairement aux secteurs de la musique et de la vidéo, le livre repart de l’avant.

Après cinq années de baisse consécutive, l’édition française va enfin connaître une augmentation de son chiffre d’affaires, de l’ordre de 1,5 % en 2015. « C’est le retour à la croissance », constate Vincent Montagne, président du syndicat national de l’édition et aussi PDG de Média-Participations, le premier groupe français de bande dessinées (Dargaud, Dupuis, Kana, Le Lombard…)

La hausse aurait d’ailleurs pu être encore plus manifeste et atteindre un point de plus sans les attentats terroristes qui ont frappé la capitale le– novembre. Mais passé un effet de sidération ayant provoqué une désertion de tous les points de vente à Paris et sur l’ensemble du territoire, les Français sont revenus dans les librairies dès le week-end qui a suivi l’hommage national. « La cassure du– novembre ne se reflète pas dans les ventes de Noël », poursuit M. Montagne. Et les grosses mises en place de décembre ont bien été absorbées par les librairies.

Les performances de l’édition et de la librairie sont d’autant plus remarquables si on les compare aux autres industries culturelles, que ce soit la musique – qui devrait enregistrer un recul de 5 % à 6 % de son chiffre d’affaires en 2015, lié à une baisse de ventes physiques pas encore compensée par l’écoute en ligne – ou la vidéo, qui subit une baisse à deux chiffres.

« Soumission », fiction la plus vendue Pour les éditeurs, quelques titres se sont nettement détachés en fin d’année. Les ventes de D’après une histoire vraie (JC Lattès), s...

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