L'Edhec dédiabolise les ETF à réplication synthétique

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(NEWSManagers.com) - Dans l'étude " What are the Risks of European ETFs" consacrée aux " vrais" risques des ETF en Europe, l'Edhec souligne qu'en matière de risque de contrepartie, il n'est pas logique d'opposer produits de réplication physique et à réplication synthétique, ni de faire la différence entre les swaps financés et non-financés. Ces deux distinctions sont peu pertinentes dans la pratique et donne un faux sentiment de sécurité " comparative" .


Après avoir rappelé que la très grande majorité des ETF européens sont coordonnés et sont dès lors exposés aux mêmes risques que n'importe quel fonds conforme à la directive OPCVM, l'Edhec souligne que quelles que soient les techniques de réplication, les ETF sont exposés au risque de contrepartie. Ainsi les opérations de prêt-emprunt de titres, courantes pour les ETF de réplication physique, exposent un fonds au risque de contrepartie aussi sûrement que l'utilisation des swaps de gré à gré nécessaire à la réplication synthétique.


Dès lors, les investisseurs " devraient prêter plus d'attention aux sujets de premier ordre qui déterminent la réduction effective du risque de contrepartie : le niveau de la garantie, la qualité des actifs remis en gage et la capacité du fonds à faire respecter ses droits sur ces actifs en cas de défaillance de la contrepartie" .


Dès lors, " les campagnes massives de marketing et de relations media mises en place par certains fournisseurs d'ETFs dans le but de promouvoir des distinctions entre types de réplication sur la base du risque de contrepartie sont donc trompeuses et ne concourent pas à une bonne prise en compte des risques par les investisseurs" , précise l'étude.

Pour l'Edhec, " la transparence ne devrait pas être limitée à la question du risque de contrepartie et sa réduction, mais devrait englober l'information sur la rentabilité des activités annexes des fonds comme le prêt-emprunt de titres" .

En conclusion, l'étude souligne qu'il est " curieux" de constater qu'alors que l'essentiel des ETF sont des supports de gestion passive adossés à des indices, aucune normalisation ni obligation d'information à propos du risque de tracking error n'existe aujourd'hui dans la réglementation européenne.


L'Edhec suggère en outre que " le régulateur devrait donner une définition légale de ce que constitue un indice et prendre position sur les besoins en transparence et en " auditabilité" des indices, qui restent les déterminants principaux des risques financiers supportés par les ETF" .

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