L'écrivain Fazil Iskander est mort

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L'écrivain abkhaze Fazil Iskander au Kremlin, à Moscou, en février 2010.
L'écrivain abkhaze Fazil Iskander au Kremlin, à Moscou, en février 2010.

Le romancier et poète était souvent présenté comme le plus célèbre des « écrivains soviétiques non dissidents ».

Son roman le plus connu dans le monde, Sandro de Tchéguem (1973), longtemps attendu en France, y fut partiellement publié en 1987, dans une maison d’édition qui fit presque aussitôt faillite. Ainsi la renommée de Fazil Iskander, né en 1929 à Soukhoumi, en Abhkazie, est-elle surtout chez nous de ouï-dire, et assise sur trois traductions réalisées en 1990 : le conte Les Lapins et les boas (Rivages), l’histoire du Buffle front large (éditions Complexe, réédité en 2000) et La Constellation du Chevraurochs (Messidor). Le romancier et poète est mort le 31 juillet à Peredelkino, près de Moscou, d’un arrêt cardiaque durant son sommeil, à l’âge de 87 ans.

Présenté souvent comme le plus célèbre des « écrivains soviétiques non dissidents » ou des « dissidents tolérés », il cofonde en 1979, avec des amis tels que Vassili Aksionov, la revue Métropole, qui fait figure de timide étendard d’un renouveau littéraire. Cela lui vaut d’être placé en 1980 sur la liste noire des écrivains considérés comme opposants, et ses livres cessent d’être imprimés pendant quelques années. Mais Iskander fut le reste du temps honoré par les gouvernements soviétique puis russe. Il est surtout connu pour ses satires joyeuses du régime communiste.

L’écrivain Mikhaïl Veller, né en 1948, se souvient :

« Quand ses récits ont commencé à paraître, au milieu des années 1960, ils ont été remarqués justement par leur simplicité, leur honnêteté et la joie qu’ils contenaient. » Ce conteur met souvent en scène des ani...

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