L'"écosystème" de la City difficile à déménager-Cunliffe (BoE)

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    LONDRES, 12 octobre (Reuters) - Il est peu probable que des 
pans entiers des activités de la place financière de Londres 
soient délocalisés ailleurs dans l'Union européenne même si 
certaines d'entre elles sont susceptibles de partir à New York 
après le Brexit, a déclaré mercredi Jon Cunliffe, gouverneur 
adjoint de la Banque d'Angleterre (BoE). 
    Les places de Francfort, Paris, Luxembourg et Dublin 
espèrent que la sortie annoncée du Royaume-Uni de l'Union 
européenne convaincra des banques et des sociétés financières 
basées aujourd'hui à Londres de déménager si le gouvernement 
britannique n'obtient pas un accès complet et garanti au marché 
unique.  
    Mais pour Jon Cunliffe, la City de Londres constitue un 
"écosystème" complexe dont la création a pris des années. 
    "Ce que nous appelons Londres (...), je n'imagine pas que 
cela puisse être répliqué dans un avenir prévisible ailleurs 
dans l'Union européenne", a-t-il dit devant une commission du 
Parlement.  
    Il a toutefois ajouté que New York disposait d'un écosystème 
comparable apte à rivaliser avec celui de la City. 
    "Une partie de celui-ci, oui, pourrait certainement partir 
(à New York)", a-t-il déclaré.  
    Il a estimé que les banques pourraient arriver à la 
conclusion que le transfert de certaines activités sur le 
continent européen ne serait pas économiquement intéressant, ce 
qui pourrait les conduire à les fermer purement et simplement.  
    Alors que le président français, François Hollande, a 
déclaré souhaiter que les opérations de compensation des 
produits dérivés financiers libellés en euros se fassent dans la 
zone euro  , Jon Cunliffe a déclaré que les pressions 
politiques dans ce dossier risquaient de se retourner contre 
leurs auteurs et de nuire à la stabilité financière. 
    "Je crois que si l'on faisait cela, le coût de la 
compensation - et pour moi, du point de vue de la stabilité 
financière, la compensation par des contreparties centrales est 
l'une des réformes vraiment importantes depuis la crise - le 
coût de la compensation deviendrait beaucoup, beaucoup plus 
élevé", a-t-il dit.  
    Il a reconnu qu'il régnait "une grande incertitude" sur les 
risques de pertes d'activités bancaires à Londres, tout en 
mettant en garde les responsables du secteur contre le risque 
que la préparation du Brexit les détourne des activités 
quotidiennes.  
     
 
 (Huw Jones et David Milliken; Marc Angrand pour le service 
français) 
 
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