L'économie US pourrait sortir indemne des turbulences financières-Fischer (Fed)

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    HOUSTON, 24 février (Reuters) - Il est trop tôt pour évaluer 
les éventuelles conséquences sur l'économie américaine des 
récentes turbulences sur les marchés financiers mondiaux, a 
déclaré mardi le vice-président de la Réserve fédérale, laissant 
entendre que l'actuelle période de volatilité pourrait ne pas 
faire dérailler les projets de la Fed en matière de relèvement 
des taux. 
    "Si les récents développements sur les marchés financiers 
conduisent à un resserrement durable des conditions de 
financement, ils pourraient annoncer un ralentissement de 
l'économie mondiale susceptible d'affecter la croissance et 
l'inflation aux Etats-Unis", a dit Stanley Fischer lors d'un 
congrès sur l'énergie à Houston. 
    "Mais nous avons connu des périodes similaires de volatilité 
ces dernières années (...) qui ont laissé une marque à peine 
visible sur l'économie et il est encore prématuré d'apprécier 
les ramifications", a-t-il ajouté. 
    La volatilité sur les marchés financiers depuis que la Fed a 
relevé ses taux en décembre pour la première fois en près de 10 
ans amène nombre d'investisseurs à ne pas croire à un nouveau 
tour de vis monétaire cette année, bien que la Réserve fédérale 
se soit de fait fixé un objectif de quatre nouvelles hausses de 
taux d'ici fin 2016.  
    Une initiative lors de la prochaine réunion de la Fed en 
mars paraît désormais exclue. 
    Stanley Fischer n'a pas directement évoqué cette question. 
Il a néanmoins laissé entendre que la Fed n'agirait pas dans la 
précipitation et a répété qu'à titre personnel, il jugerait 
"approprié" que l'économie américaine connaisse une période de 
vives tensions sur le marché du travail, déjà considéré comme 
quasiment en état de plein emploi avec un taux de chômage à 
4,9%. 
    "Un modeste dépassement" du stade du plein emploi pourrait 
favoriser le redressement de l'inflation vers l'objectif de 2% 
de la Fed, a dit Stanley Fischer. 
    Il a aussi déclaré que la Réserve fédérale n'envisageait pas 
de recourir à des taux négatifs dans l'immédiat. 
 
 (Howard Schneider; Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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