L'économie, royaume des métaphores et des allégories

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Photo transmise par le FMI montrant l'écononomiste John Maynard Keynes (debout) à la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944. (© AFP)
Photo transmise par le FMI montrant l'écononomiste John Maynard Keynes (debout) à la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944. (© AFP)

Entre clins d'oeil littéraires et images saugrenues, voici quelques paraboles restées célèbres, en raison, selon Xavier Ragot, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, de leurs «vertus pédagogiques», qui leur permettent de «rendre intelligible une matière complexe».

LA MAIN INVISIBLE

C'est sans conteste la plus connue des métaphores économiques. La main invisible, théorisée par le père de la science économique Adam Smith (1723-1790), fait référence à un mécanisme spontané censé réguler le marché dans l'intérêt de tous. «L'idée, c'est qu'en recherchant son propre intérêt, on permet une allocation optimale des richesses», explique Xavier Ragot. Un concept fondateur pour la pensée libérale, mais critiqué à gauche : «Si la main invisible semble invisible, c'est qu'elle n'est souvent pas là», estime ainsi le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz.

LE CONCOURS DE BEAUTE

Théorisée par le Britannique John Maynard Keynes (1883-1946), l'allégorie du concours de beauté illustre le fonctionnement du marché boursier, où les investisseurs, pour anticiper le futur prix d'une action, doivent deviner ce que les autres en pensent… avant de tenter d'en estimer la valeur intrinsèque.

Selon Keynes, ce mécanisme est semblable à celui d'un concours où il serait demandé aux joueurs d'élire les plus belles femmes au sein d'un groupe donné : pour gagner, il ne faut pas choisir celles qu'on

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