L'économie libyenne souffre du départ des étrangers 

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REPORTAGE - En fuyant les combats, les étrangers qui faisaient tourner l'économie ont laissé un grand vide.

Envoyé spécial à Benghazi

Sur un immense terrain vague du quartier d'Al-Rwisart, les oiseaux, les chats et les chiens respirent, comme la foule se pressant pour acheter des animaux domestiques, l'âcre odeur des poubelles qui brûlent à côté. Partout à Benghazi, dans les zones non construites qui sont nombreuses, des sacs plastique éventrés et des détritus de toutes sortes s'entassent en des monticules fumants. Cette situation, qui exaspère la population, est la conséquence la plus visible et nauséabonde du départ des étrangers.

Ici, comme ailleurs en Libye, Tchadiens, Soudanais, Maliens, Égyptiens, Tunisiens, Philippins faisaient tourner l'économie, remplissant des tâches que les Libyens jugeaient souvent indignes d'eux. En fuyant les combats, ces étrangers ont laissé les Benghazis face à leurs responsabilités : occuper les emplois vacants ou attendre le retour de la main-d'œuvre étrangère.

Jalal Benour, membre du conseil local censé remplir le rôle d

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